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Marine Le Pen, rattrapée par les « Panama papers »

Selon Le Monde, des proches de la Présidente du Front National sont à l’origine d’un « système offshore sophistiqué ». Les « Panama papers » révélent ainsi que Nicolas Crochet et Frédéric Chatillon, tous deux faisant parti du cercle des fidèles de Marine Le Pen, auraient « exfiltré de l’argent de France ».

President of French far-right party Front national (FN) and candidate for the 2012 French presidential election, Marine Le Pen gestures as she speaks during a campaign rally on February 12, 2012, in Strasbourg, eastern France.  AFP PHOTO/FREDERICK FLORIN (Photo credit should read FREDERICK FLORIN/AFP/Getty Images)

Décidément, les « Panama papers » n’épargnent personne. Pas même ceux qui dénonçaient il y a quelque peu une « idéologie mondialiste née du capitalisme ultralibéral, qui sert les intérêts d’une oligarchie ». Certes, en s’improvisant anticapitaliste, Marine Le Pen n’a pas convaincu grand monde de la sincérité des ses propos, mais d’ici à être associée à un scandale financier d’une telle ampleur…  Avec ce nouvel épisode, le slogan historique « tête haute et mains propres » du parti d’extrême droite semble avoir définitivement perdu toute crédibilité.

Des amis proches de Marine Le Pen dans le viseur de la justice

En effet, Frédéric Chatillon et Nicolas Crochet sont au centre d’une affaire de système offshore, révélée par les « Panama papers ». Les deux hommes font partis du cercle intime de Marine Le Pen puisque l’un, Nicolas Crochet, était chargé du programme économique du FN en 2012 et l’autre, Frédéric Chatillon, est un grand ami de la Présidente du parti, qu’il a rencontrée à l’université de droit Assas. Chatillon, ami d’Alain Soral, y était d’ailleurs dirigeant du Groupe Union Défense (GUD), un groupuscule d’extrême droite très violent. Selon des journalistes du Monde, « Un système offshore sophistiqué a été mis en place à Hongkong, Singapour, les îles Viegres britanniques et le Panama » par Chatillon et Crochet. Aujourd’hui, ils sont tous les deux mis en examen dans le cadre de l’enquête sur le micro-parti de Marine Le Pen et le financement des campagnes présidentielles et législatives de 2012.

Un bricolage financier complexe

En s’appuyant sur les révélations des « Panama papers », Le Monde affirme qu’en 2012, entre l’élection présidentielle et les législatives, « Frédéric Chatillon s’organise avec le concoures de Nicolas Crochet, pour faire sortir 316.000 euros de Riwal et du territoire français ». Selon le journal, Chatillon a créé une société écran à Hongkong baptisée Time Dragon pour ensuite transférer l’importante somme d’argent vers une société offshore du frère de Crochet, basée à Singapour. Ceci aurait été réalisé par l’intermédiaire d’une fausse facture, censée régler la réalisations des sites Internet du « Rassemblement Bleu Marine » des élections législatives. Enfin, Chatillon aurait récupéré son argent grâce à un simple virement de Singapour vers sa société écran hongkongaise, rebaptisé Unanime Asie, une fois l’opération terminée.

Le vrai visage du FN

Par le passé, Marine Le Pen a souvent prétendu combattre la finance ainsi que la fraude fiscale. Souvent, la présidente du FN se présentait comme l’alternative à « l’oligarchie financière » en promettant de la combattre.

Grâce aux « Panama papers », les électeurs français savent dorénavant à quoi s’attendre si j’aimais la fille de Jean-Marie Le Pen devait diriger le pays. D’ailleurs, ce dernier est également remis en cause par les enquêteurs qui le soupçonnent d’avoir dissimulé une partie de sa fortune grâce à une société apparaissant dans les fichiers de la firme Mossack Fonseca, principal acteur du scandale Panaméen.

Raphaël Schmeller

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