Culture, Société

Matthieu Bardiaux : « Proposer des activités culturelles, c’est d’abord les faire raisonner avec d’autres cultures »

Avant de quitter ses fonctions de Directeur délégué de l’Institut français à Istanbul et à l’heure du bilan, Matthieu Bardiaux revient pour Aujourd’hui la Turquie sur son expérience au sein de l’Institut, sur la mission culturelle de l’organisation ainsi que sur les réalisations qu’il a menées à bien aux côtés de son équipe et en collaboration avec les membres du réseau de l’Institut.

Durant quatre ans, vous avez été directeur de l’Institut français à Istanbul. Comment qualifieriez-vous cette expérience ?

C’était captivant, passionnant, fascinant, bouleversant, mais aussi changeant. Quand j’ai pris mes fonctions, la perception largement répandue était que l’Institut français à Istanbul était un centre prestigieux, mais avec un public qui, bien que fidèle et régulier, se renouvelait assez peu. J’ai donc tâché de mener une analyse prospective de la place qu’occupait l’Institut français d’Istanbul en Turquie afin de voir comment on pouvait renouveler son public ainsi que son insertion dans la vie culturelle, universitaire et éducative. Toute la difficulté a été de trouver le bon équilibre entre les manifestations régulières que nous organisons et notre volonté de s’insérer dans la vie culturelle et dynamique d’Istanbul. Malgré les difficultés que nous avons pu rencontrer, l’Institut français a réussi à maintenir le cap et à tenir son rôle dans la vie culturelle et intellectuelle de Turquie, ce qui est primordial pour la diplomatie culturelle de la France. Pour nous, proposer des activités culturelles c’est d’abord les faire raisonner avec d’autres cultures, c’est pour cette raison que l’on défend la diversité culturelle.

La suite dans le numéro 172 d’Aujourd’hui la Turquie

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