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Médecin et phénomène d’internet

De nos jours, des individus de tous les âges et de toutes les professions sont dépeints comme des « phénomènes » d’internet.  

Souvent, nous observons des personnes qui se promènent afin de prendre des photos d’eux devant toutes sortes de murs de certains quartiers connus d’Istanbul, mais aussi qui posent devant une porte ou une fenêtre…

Ce qui les intéresse, c’est de partager, à toute heure de la journée, leur propre image avec de nouveaux « amis » ou de nouvelles « relations » qui se trouvent toutes dans ce monde virtuel qu’est internet.

Tout le monde aspire à devenir un phénomène internet, une star. Chacun désire être aimé

Françoise Vuillet, experte des diamants à Paris, et Aylin Üçcan (@doctoreileen), instagrameuse basée à Istanbul, ont attiré notre attention.

En partageant des photos artistiques sur sa page, Florence Vuillet, qui connait aussi très bien la Turquie, fait souvent face à des interdictions d’utilisation sur Facebook.

Aramis Kalay ajoute des mentions de copyright à ses photographies. Dans cet environnement virtuel qu’est internet, où la liberté incontrôlée se heurte aux droits d’auteur, il existe des réseaux – tels Facebook et Instagram – qui ont défini leurs propres règles et qui se permettent d’appliquer leurs propres sanctions.

C’est dans ce contexte que nous avons rencontré le Dr Aylin Üçcan chez elle. Depuis son enfance, elle collectionne les poupées (elle en a plus de huit cents) ; elle chante aussi des arias, fabrique des bijoux et, de temps en temps, s’adonne à la couture en utilisant de vieux tissus, du plastique et des pièces en cuir qui allaient être jetés. Elle a même fabriqué, à partir de vieux rideaux, des robes de soirée ainsi que des robes de mariée. Par ailleurs, elle récupère ses cheveux coupés dans les salons de coiffure pour en faire des colliers. Ainsi, elle a aujourd’hui sa propre marque (Maison d’Eileen).

En réalité, si elle est dermatologue, elle se passionne pour de nombreuses professions. Sur le profil de sa page Instagram, on peut lire : « Dermatologist, cosmetologist, nutritionist, fitness trainer, opera singer, fashion designer, artist, plangonologist, amicus curiae ».

 « Autrefois, pour se faire connaitre, il fallait distribuer des pamphlets, avoir des affiches murales, faire passer des annonces dans les journaux, ou trouver le moyen d’être présent dans les médias. Tout cela coute cher. Ainsi, seulement l’élite était en mesure de faire entendre sa voix à la radio ou d’apparaitre dans les journaux et à la télévision.

Maintenant, il suffit d’avoir un Smartphone ou un petit ordinateur pour faire sa propre publicité, et ce presque gratuitement. C’est facile. En deux clics, le monde nous appartient et nous appartenons à ce dernier ! En revanche, il faut être conscient que la taille de notre monde dépend de l’argent que nous possédons…

J’ai posté une vidéo et je suis devenue célèbre. Il existe une multitude d’histoires semblables à la mienne. Aujourd’hui, tout le monde peut écrire sa propre histoire. »

Dr. Hüseyin Latif, directeur de publication

Photos : Aramis Kalay

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