Environnement, Société, Tourisme

Mobilisation contre un projet aéroportuaire à Kaş

Ce n’est pas moins d’une vingtaine d’organisations qui s’élèvent contre le projet d’aéroport de la charmante petite ville méditerranéenne de Kaş.

Kastellorizo_panorama_1

C’est dans le cadre de la stratégie touristique de la Turquie que le gouvernement turc a proposé que soit construit un nouvel aéroport dans la province d’Antalya, au sud de la Turquie, permettant de desservir les villes côtières et touristiques de Demre et de Kaş.

Ce projet a été soufflé à l’oreille du ministère des Transports et de la Communication par un consortium de huit entreprises œuvrant dans le tourisme de masse : DETUYAB, qui a déjà entrepris de développer des infrastructures dans la région pour accueillir davantage de touristes.

Si cet aéroport ne devrait recevoir que de petits avions, de nombreuses organisations n’apprécient pas cette initiative.

En mars dernier, des ONG locales s’opposaient déjà à ce projet en fournissant un dossier aux autorités régionales exposant leurs craintes. Ce document avait d’ailleurs récolté pas moins de 19 000 signatures.

Le 8 juin dernier, la mobilisation a pris une nouvelle ampleur avec l’organisation d’une conférence de presse dans la province d’Antalya réunissant 21 organisations regroupées au sein de l’Union turque des Chambres d’Ingénieurs et d’Architectes.

La porte-parole de ces organisations locales, Kadriye Hacımusaoğlu, craint que l’aéroport ne transforme cette région, riche de sa culture et de sa nature, en un lieu où le tourisme de masse régnerait et dont la recette serait à base « de mer, de sable et de soleil ».

Les opposants à ce projet craignent qu’un aéroport nuise à l’environnement exceptionnel de ce site. En effet, ces derniers stipulent que le tourisme de masse et la pollution qui en découlerait nuiraient en définitive au riche héritage culturel, historique et archéologique de la région, mais aussi à l’agriculture, à l’économie locale et à l’environnement naturel unique de la côte lycienne.

En plus de la pollution et du bruit qui risquent en fin de compte de desservir le secteur touristique qui cible les amoureux de la nature et des activités de plein air, les organisations soulignent que la construction d’un aéroport engendrerait des expropriations.

En revanche, la Grèce a son mot à dire du fait de la proximité de l’île grecque de Kastellorizo. Les diverses organisations espèrent donc que la Grèce ne donnera pas son feu vert à ce projet.

Camille Saulas.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *