International, Politique

Mobilisations contre Donald Trump

Alors que le 45e président des États-Unis a été investi vendredi dernier, dès le lendemain les rassemblements se sont multipliés aux États-Unis et dans soixante-dix pays afin de défendre les droits des femmes.

2017-01-21 16.59.27Jamais un Président américain ne sera rentré à la Maison-Blanche avec une telle impopularité. Dès son premier jour à la tête des États-Unis, des cortèges regroupant des milliers de personnes se sont formés dans les rues du monde entier pour dénoncer la personnalité et le comportement de Donald Trump ainsi que sa politique « sexiste, raciste et homophobe ».

Grandes manifestations aux États-Unis

C’est d’abord à Washington qu’a eu lieu la plus grande marche samedi 21 janvier. Répondant à l’appel du collectif Women’s March – qui défend les droits des femmes -, des milliers de personnes ont défilé dans les rues de la capitale pour dénoncer le mépris du président américain envers les femmes, mais aussi envers les minorités.

Selon toute vraisemblance, les personnes dans les rues de Washington étaient plus nombreuses que ceux qui ont assisté à l’investiture du 45e président américain. Un fait que n’ont pas manqué de divulguer les médias qui ont ainsi dû subir, le jour même, la colère de la nouvelle administration américaine. En effet, accusant les journalistes de transmettre de fausses informations, le porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer, a refusé de répondre aux questions des journalistes lors de sa première conférence de presse.2017-01-21 22.35.08

Washington s’est ainsi paré de rose qui n’est autre que la couleur des bonnets portés par les manifestants qui soutiennent le collectif Women’s March, mais qui est aussi devenu le symbole du militantisme anti-Trump. Appelés les « pussy hats », ces bonnets roses à oreilles de chats font référence de façon détournée aux propos injurieux de Donald Trump à l’encontre des femmes qui avaient fait scandale lors de sa campagne électorale.

Lire aussi : http://aujourdhuilaturquie.com/fr/donald-trump-ou-quand-la-vulgarite-na-pas-de-limite/2017-01-21 22.38.34Si la manifestation de Washington était empreinte d’un symbolisme puissant, une centaine d’autres villes américaines ne sont pas restées en marge de ce mouvement. Des évènements semblables se sont produits dans 400 autres villes des États-Unis. Les plus grands rassemblements se sont déroulés à Chicago, à New York et à Boston.

En définitive, ces rassemblements d’abord dédiés à la protection des droits des femmes ont aussi été l’occasion pour un grand nombre d’opposants à Donald Trump de scander leur rejet de ce dernier et de sa politique.

Le reste du monde solidaire

Le reste du monde et les défenseurs des droits humains dans les autres pays n’avaient pas non plus l’intention de se taire. Dans pas moins de 70 pays, des milliers de personnes sont descendues dans les rues. Selon les organisateurs de la Women’s March, 670 « manifestations sœurs » se sont déroulées à travers le monde.

À Paris, entre 7.000 et 10.000 personnes qui se seraient rassemblés à l’appel d’une quarantaine d’associations féministes. Au son des « soyons au-dessus d’eux », tous et toutes venaient exprimer leur soutien aux Américains qui refusent l’arrivée de Donald Trump à la tête des États-Unis, mais étaient aussi présents afin de défendre les droits des femmes.2017-01-21 22.42.22Il en fut de même à Londres si ce n’est qu’on a compté environ 100.000 personnes sur Trafalgar Square et dans les environs. Moins impressionnant, mais peut-être plus important dans un pays où la défense des droits des femmes devient primordiale, 300 personnes ont manifesté devant l’ambassade américaine à Varsovie.

Des milliers de personnes se sont aussi rassemblées devant les consulats américains en Australie et en Nouvelle-Zélande. Des chiffres semblables sont avancés quant aux manifestations qui se sont déroulées à Amsterdam et à Genève. En outre, des centaines de personnes se sont rassemblées dans les autres capitales européennes ainsi qu’en Afrique du Sud.

Donald Trump ouvre les hostilités

Ces manifestations tombent d’ailleurs à point nommé puisqu’à peine quelques heures après l’assermentation de Donald Trump, la nouvelle administration américaine a commencé à piétiner les droits humains. Fidèle à lui-même, le nouveau président des États-Unis a supprimé du site internet de la Maison-Blanche la page concernant les droits de la communauté LGBT.2017-01-21 13.40.30Et ce n’est pas la seule priorité de Barack Obama qui a disparu du site web officiel du gouvernement américain puisque les droits civiques et les changements climatiques ne figurent plus non plus dans la section «enjeux» du site.

À la place, on retrouve les priorités de la nouvelle administration concernant le plan énergétique controversé de Donald Trump, ses orientations en matière de politique étrangère et de sécurité, ainsi que ses promesses en matière d’emploi et de croissance.

La bataille de ceux qui défendent les droits et libertés fondamentales semble donc loin d’être gagnée alors que s’ouvre à peine une nouvelle page de l’histoire des États-Unis.

Camille Saulas

 

 

 

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