Culture, Société, Tourisme

Le monastère de Sümela va bientôt rouvrir ses portes

 Situé dans la province de Trabzon en Turquie, le monastère de Sümela devrait de nouveau être accessible au public à la fin de l’année prochaine.
L’un des plus hauts lieux spirituels et touristiques de la région de Maçka, au nord-est de la Turquie, devrait rouvrir ses portes fin 2018 selon Ali Ayvazoğlu, le directeur de la culture et du tourisme de la province de Trabzon, cité par le quotidien Hürriyet.

Suspendu à près de 1200 mètres d’altitude sur une impressionnante falaise escarpée, le monastère de Sümela est fermé aux visiteurs depuis la mise en place d’importants travaux visant à sécuriser le site. En amont, des masses rocheuses risquaient de provoquer de graves éboulements.

Les travaux sont en majeure partie achevés, mais il reste une étape cruciale. Une pierre de près de 600 tonnes menace le site et doit encore être détruite. Par ailleurs, une portion de l’édifice religieux est en cours de rénovation ainsi que la route permettant d’y accéder. Des parties du monastère qui n’étaient pas accessibles au public avant les travaux vont désormais pouvoir être visitées.

Chaque année, environ 1 million de touristes se rendent au monastère de Sümela, probablement construit entre 365 et 395 av. J.-C., sous le règne de l’empereur romain Théodose Ier. Deux moines grecs du nom de Barnabas et Sophronios en seraient à l’origine, après avoir découvert une icône de la Vierge Marie apposée sur le mur d’une caverne de la montagne. C’est sous le règne de l’empereur de Trébizonde Alexis III Méga Comnène, au XIVe siècle, que le monastère prend sa forme actuelle.

En 1923, il est transformé en musée à l’occasion de la fondation de la République de Turquie. Malgré tout, il est toujours considéré comme un lieu sacré du christianisme orthodoxe, bien que les échanges de populations entre la Grèce et la Turquie, réglementées par la traitée de Lausanne en 1923, voient le départ des Grecs du littoral pontique.

Depuis, le monastère a connu une histoire mouvementée. Entre 1991 et 2007, six compagnies différentes sont intervenues sur le site dans le cadre d’importants travaux de rénovation. Un comité mis en place par le ministère turc de la Culture et du Tourisme s’est aperçu, trois ans plus tard, que les normes de conservations n’avaient pas été respectées. Des pierres qui ne correspondent pas à l’édifice d’origine ont été rajoutées et du béton a été coulé dans une partie des sols, entrainant la détérioration du bâtiment. Espérons que les récents travaux permettront aux visiteurs de profiter de la beauté du site, tout en sauvegardant fidèlement les traces de cet important passé historique.

Jean-Baptiste Connolly

 

 

 

 

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