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Mondial 2014: Rétrospective

Tandis que la « Mannschaft » repart avec le titre et que le Brésil tente de se faire oublier, qu’en est-il des autres équipes ? L’heure est au bilan, place au décryptage.

Mondial

Des vacances anticipées pour certains favoris

PirloPour commencer, comment ne pas penser à la désillusion italienne ? Il s’agissait du dernier Mondial d’Andrea Pirlo, considéré comme l’un des meilleurs joueurs en activité. A ses cotés, un milieu de terrain à en faire rêver le monde entier. Pourtant, la « Squadra Azzura » ne dépassera pas les phases de poule. On en voulait plus, on en attendait plus. En parallèle, « la Roja » termine le tournoi en l’espace de 10 jours en affichant un visage vieillissant et usé. L’Espagne s’est-elle éteinte ? Peut-être, un signal d’alarme s’est déclenché : place au renouveau. Dans un registre un peu différent, on aurait souhaité vibrer au rythme des enchaînements de CR7. Malheureusement le meneur de jeu du Portugal s’est trouvé très mal entouré pour espérer ne serait-ce qu’une qualification en huitième. Et puis il y a l’Angleterre, éternelle équipe en mal de siècle. Une génération toutefois prometteuse comme on a pu l’apercevoir au gré des dribbles endiablés de Raheem Sterling. Quoi qu’il en soit le mot « regret » prend tout son sens pour ces quatre équipes là.

Un Mondial dicté par l’Amerique du Sud

Pendant ce temps là, on a été émerveillé par la Colombie et on a adoré le Chili, on a été surpris par le Costa-Rica puis le Mexique et on a détesté l’Uruguay. On a aimé l’Argentine et on s’est senti inerte face au Brésil. Dans le bon comme dans le mauvais, le continent sud américain aura capté beaucoup de notre attention et su faire parler de lui. De James Rodriguez à Alexis Sanchez en passant par Gonzalo Higuain, les actions fleurissaient et nos yeux pétillaient. Un joli spectacle en somme.

Des attentes et des espoirs

Mondial 2014

Des pays francophones plein de promesses. L’Algérie d’abord qui, sous les ordres de « Coach Vahid » aura su imprégner un jeu rapide et offensif. Après les « fenneks », il y a les « Diables Rouges » la Belgique était attendue, on en parlait, on se demandait réellement ce qu’elle pouvait bien valoir. Inutile de dire que les coéquipiers d’Eden Hazard et Vincent Konpany auront prouvé tout leur talent bien que le groupe belge semble encore trop fragile, trop jeune, en manque d’expérience. Et puis il y a les « Bleus », il y a Deschamps, il y a la France. Ce mondial aura été celui d’un groupe uni et solidaire mais aussi prometteur et volontaire. D’ailleurs ce n’est pas un hasard si Paul Pogba a été élu meilleur jeune de cette compétition.

L’illusion d’un grand Brésil

Quand on évoque la « Seleçao »  on pense au Football avec un grand F, il s’agit d’une référence, d’un modèle, d’une leçon à valeur universelle et atemporelle. Nul besoin de prononcer les noms de Pelé, Ronaldinho, Kaka, ou Zico, on le sait, le Brésil est intimement corrélé au beau jeu. Ainsi et c’est pourquoi, ce Mondial sonnait comme une évidence et nombreux pariaient sur l’inscription d’une sixième étoile au cœur du maillot Jaune, vert et bleu. Pourtant, dès les phases de qualification, la sélection de Luis Felipe Scolari éprouve un certain nombre de difficultés qui vont devenir toujours plus éprouvante dans la suite de la compétition jusqu’à l’épreuve fatidique face à l’Allemagne. Une humiliation pour les Brésiliens, prendre 7 buts sur leur Terre, devant leur public, devant le monde entier, une souffrance dont ils se seraient fait un plaisir d’éviter, tout comme cette lente agonie face à l’Hollande dans la même semaine. Encaisser 10 frappes en deux matches, ça reste en tête et cela fait mal. Messieurs si vous m’entendez, courage.

De beaux parcours pour l’Hollande et l’Argentine

Concernant les Pays-Bas, notre discours est souvent le même à chaque compétition, on sent de bonnes individualités mais aussi un certain nombre de fragilités. On sent des joueurs décisifs et d’autres passifs. Or, ce mondial 2014 nous a montré un groupe tout en beauté, un groupe virevolté porté par une nation qui aurait par dessus tout voulu ce titre après tant d’années. Pour l’Argentine aussi, on se laissait séduire, on aurait voulu les voir gagner, peut-être par compassion ou peut-être par admiration. Depuis Maradona, les argentins portent cette équipe dans leur cœur et dans leur tête comme un symbole magnifique. Mais peut-être se reposait-elle trop sur Messi, peut-être n’a-t-on pas donné assez de crédit à Di Maria. Peut-être…

L’indomptable Allemagne

Mondial

Avec des peut-être, on mettrait Paris en bouteille, on imaginerait le monde comme bon nous semble, on le façonnerait selon nos envies et nos attentes mais on en oublierait la réalité, le vrai. Cette vérité, c’est qu’à la fin c’est l’Allemagne qui régale et qui gagne. Comme dans chaque Coupe du Monde, il y a des joueurs et des entraineurs.

Dans celle-ci, on a vu des gardiens, M’Bohli, Ochoa, Tim Howard, Krul Summer mais surtout Emmanuel Neuer. Il y a des attaquants, des défenseurs et des milieux, on a vu un grand Schürlle, un merveilleux Philipp Lahm et un incroyable Thomas Müller autour duquel le héros Göetze, nouveau Super Mario vient offrir le titre sur un coaching parfait signé Joachim Law. Une grande équipe sait monter en puissance au fur et à mesure que la pression se fait sentir, les Allemands ont été remarquables, pas un faux pas, pas un manqué, une rigueur et un professionnalisme à en faire envier plus d’un. C’est ce qu’on appelle le Mur Allemand et ça donne une quatrième étoile à « la Mannschaft » rejoignant ainsi l’Italie. L’Europe n’est pas morte.

M.T

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