Sport

Mondial féminin : la France en quart de finale

Hier s’ouvrait la troisième journée des huitièmes de finale de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Canada 2015. Des nouvelles fraîches de ce grand moment de sport que nous suivons avec attention. L’Angleterre a battu la Norvège en ouverture, avant que les Etats-Unis ne s’imposent face à la Colombie. Autre favorite, la France, quant à elle, s’est facilement débarrassé de la Corée du Sud.

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En phase de groupes, la France décrochait de peu la victoire face à l’Angleterre le 9 juin, 1-0. En ouverture du Groupe F, elle a encore une fois eu raison de sa meilleure ennemie. Un match tendu et rendu encore plus difficile par la pluie incessante sur Moncton, condition qui renforce la polémique sur la qualité des revêtements de terrain… Un coup de génie d’Eugénie Le Sommer, frappe soudaine et puissante de 20 mètres qui termine entre Kren Bradsley, la gardienne anglaise, et son poteau gauche (29’, 1:0). La France domine la fin de match, mais sans réelle volonté des Britanniques de les gêner, les Françaises laissent aller, le score n’évolue pas. Une petite victoire, mais qui pourrait être un grand pas vers la première place à la fin de la phase de groupes, comme s’en félicite Philippe Bergeroo, sélectionneur français : « Nous sommes très satisfaits de ce succès dans des conditions climatiques difficiles. L’Angleterre a fermé le jeu mais n’a jamais été vraiment en mesure de nous inquiéter. Nous avons su contrôler le match en deuxième mi-temps. Cette victoire nous met dans des bonnes conditions pour la suite. »

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Le 13 juin, la Colombie prend le dessus (2-0), douloureuse défaite. Les Cafeteras ont porté le coup le plus douloureux en première période. Une passe géniale de Yoreli Rincon finit dans les pieds de Lady Andrade, qui remporte froidement son duel avec Sarah Bouhaddi (19’, 0:1). La Colombie frappe où ça fait mal. Louisa Necib, Wendie Renard et Laure Boulleau, elles, frappent dans le vide. Le deuxième round est aussi bien maîtrisé tactiquement par les Sud-Américaines, qui n’hésitent pas à céder la possession aux Françaises, pour mieux les inquiéter en contre, à part sur un coup franc de Camille Abily, et une frappe à ras de terre d’Amandine Henry, les deux dans les gants de Sepulveda (71’), pas de coup d’éclat côté français. Dans les arrêts de jeu, Catalisma Uesme profite du dernier contre pour asséner le K.O. (90’+3, 0:2).

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Beau ressaisissement cependant avec un score éblouissant contre le Mexique, mercredi 17 juin : la peur quant à l’avenir des Bleues est levé en 34 secondes, le temps pour Elodie Thomis de s’enfuir côté droit et de voir Marie Laure Délie au rebond de son centre dévié dans les airs (1’, 0:1). Encore suivi de deux buts : Jennifer Ruiz dévie un corner dans ses filets (9’, 0:2) et Eugénie Le Sommer coupe de la semelle un centre de Thomis (13’, 0:3). Dans ses cages, Sarah Bouhaddi ne voit pas approcher un seul ballon. But chanceux de Le Sommer, qui dévie un tir de Délie (36’, 0:4), frappe sublime d’Amandine Henry en fin de match (80’, 0:5) : toute menace écartée, la France termine en tête du groupe.

En 8e de finale enfin, la France fait plier la Corée du Sud, avec ce beau score de 3-0. Il faut peu de temps pour marquer la différence, quatre minutes exactement, pour un premier but de Marie-Laure Délie, buteuse expresse contre les Mexicaines (4’, 1:0). Il en faut quatre autres à Elodie Thomis, après un une-deux parfait avec Eugénie Le Sommer, pour doubler la mise et déjà éteindre les espoirs asiatiques (8’, 2:0). Sonnée par ces deux buts précoces, la gardienne Kim Jung-mi l’est aussi au sens propre par le coude d’une coéquipière dans une sortie aérienne. Servie par Le Sommer, Délie s’offre un doublé et envoie les Bleues en quart de finale (48’, 3:0). L’entraineur français semble confiant en la force de cette équipe française : « on a le potentiel pour faire un coup. On dit depuis le début que pour cette équipe qui n’a jamais gagné un titre, repartir avec une médaille ce serait extraordinaire. Elles ont fait des quarts, des demies, des quatrièmes places… Une médaille, ce serait justice pour elles ». Les Bleues sont par ailleurs déjà qualifiées pour les JO 2016, une première. On attend donc les filles de Philippe Bergeroo en pleine forme en quart de finale le 26 juin, contre l’Allemagne, en les espérant à la hauteur !

En quart de finale, la France retrouve en effet l’Allemagne, qui a ouvert magistralement son jeu contre la côte d’Ivoire le 7 juin dernier (10-0), pour continuer plus doucement, une impasse contre la Norvège (1-1) le 11 juin, avant une reprise certaine le 15 juin (4-0) contre la Thaïlande. En 8e de finale, victoire contre la Suède le 20 juin (4-1). Pendant ces 8e, la Chine affrontera les USA : cette première, après avoir perdu son premier match contre l’Australie le 6 juin (0-1), a repris le dessus contre les Pays-Bas le 11 juin (1-0), avant une égalité (1-1) contre la Nouvelle-Zélande le 15 juin. En 8e de finale, elle bat le Cameroun (1-0). Les USA quant à eux remportent une première victoire contre l’Australie le 8 juin (3-1), avant un match nul contre la Suède le 12 juin, puis une petite victoire le 16 juin contre le Nigeria (1-0). Les Américaines s’imposent enfin en 8e de finale contre la Colombie (2-0). L’Angleterre se retrouvera face au Canada. Les Anglaises ont connu une très grande régularité malgré une première défaite contre la France pour son premier match le 9 juin (0-1). Les lionnes battent le Mexique le 13 juin (2-1), puis la Colombie le 17 juin (2-1). En 8e de finale, toujours ce même score contre la Norvège, le 22 juin. De son côté le Canada, après un premier match prometteur, ne s’est pas particulièrement démarqué jusque-là : il bat la Chine le premier jour, 6 juin (1-0), match nul contre la Nouvelle-Zélande le 11 juin, égalité (1-1) contre les Pays Bas le 15 juin, (1-0) contre la Suisse en 8e de finale. Enfin, L’Australie perd contre les USA le 8 juin (1-3), bat le Nigéria (2-0) le 12 juin, égalité (1-1) contre la Suède le 16 juin, pour se qualifier en quart grâce à une petite victoire (1-0) contre le Brésil en 8e de finale le 21 juin.

En route donc pour le titre suprême sur gazon artificiel certifié FIFA – une polémique qui, d’ailleurs, semble s’être atténuée avec l’intérêt croissant pour la compétition. Espérons qu’elle ne compromettra pas la réussite finale !

Elisabeth Raynal

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