International, Politique

Obama refuse de rencontrer Erdoğan

Ces derniers temps, les relations turco-américaines sont plus que tendues. Obama vient de refuser une rencontre bilatérale avec son homologue turc lors du sommet sur la sécurité nucléaire à Washington. La raison est certainement la divergence des deux pays sur le rôle des kurdes dans le combat contre DAECH.

President Barack Obama hosts a meeting with President of Turkey Recep Tayyip Erdoğan during the NATO summit held in Newport, Wales, September 5, 2014. Secretary of Defense Chuck Hagel, attended the meeting (not pictured). DoD Photo by Glenn Fawcett (Released)

Le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, se rend cette semaine aux Etats-Unis pour le sommet sur la sécurité nucléaire à Washington. Cependant, selon le Wall Street Journal, la porte de la Maison Blanche restera fermée pour ce dernier. En effet, Obama estimerait qu’une rencontre avec son homologue turc ne soit pas nécessaire. Le service de presse de la Maison Blanche confirme ces propos puisqu’il vient ainsi d’annoncer qu’il n’y aura pas de rencontre bilatérale entre les deux chefs d’Etat lors du sommet à Washington. Pourtant, le président turc avait tout essayé pour rencontrer Obama, l’invitant même à une inauguration d’une mosquée dont la construction a été financée par la Turquie. Selon le New York Times, Erdoğan devrait donc s’attendre à un accueil froid aux Etats-Unis. Pour le journal, ceci est dû en première ligne aux divergences sur le dossier kurde.

Les points de discorde

Effectivement, ces derniers mois les Etats-Unis ont commencé à critiquer le gouvernement turc. Washington soutient des unités kurdes contre DAECH en Syrie et en Irak, tandis que la Turquie les bombarde. Selon Ankara les unités kurdes serraient des organisations terroristes au même titre que le PKK.

Autre sujet fâcheux, la liberté de la presse. Au début de l’année, le Vice-président américain, Joe Biden, a rencontré des journalistes du journal d’opposition Cumhuriyet et critiqué la situation de la liberté de la presse en Turquie. John Kirby, le porte-parole du département d’Etat des Etats-Unis, vient de renchérir ce débat en déclarant : « Nous ne sommes pas d’accord sur tout, comme pour la liberté de la presse. » L’amitié turco-américaine semble être arrivée à un point bas.   

Raphaël Schmeller

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