Politique

Nouveaux affrontements entre le PKK et l’armée turque

De nouveaux accrochages ont eu lieu entre l’armée et les rebelles kurdes. L’armée turque a annoncé hier matin avoir répondu par des tirs d’artilleries à une série d’attaques des rebelles kurdes contre une position militaire à la frontière irakienne.
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Un échange qui intervient en plein processus de paix entre l’Etat turc, et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui contrôle en ce moment trois enclaves kurdes en Syrie, les régions de Sinjar et Qandil en Irak, ainsi que plusieurs municipalités à majorité kurdes en Turquie.
Les opérations lancées par l’Etat turc ont débuté le 24 mars, lorsque l’armée turque s’est engagée dans le sud est du pays dans une opération contre les positions de la rébellion kurde. Et même si des négociations ont été lancées entre le parti au pouvoir, l’AKP, et le PKK -dont le chef Abdullah Öcalan est emprisonné- par l’intermédiaire du parti pro-kurde HDP, cette opération illustre en quelque sorte la fragilité du processus de paix engagé depuis maintenant trois ans entre le gouvernement et le PKK.

« Trois tirs de mortier ont été effectués mercredi contre des éléments de l’armée turque dans la région de Dağlıca », zone proche de la frontière avec l’Irak, dans l’extrême sud-est de la Turquie, a indiqué l’État-major dans un communiqué publié sur son site internet.

Le Parti des travailleurs du Kurdistan a été fondé en 1978 en Turquie. C’est en 1984 que le PKK déclare officiellement la guerre à l’Etat turc pour revendiquer l’indépendance du Kurdistan. Après avoir abandonné cette volonté d’indépendance pour demander une forme d’autonomie locale, le PKK est entré dans un processus de négociation avec Ankara en 2012. Malgré tout, les tensions restent vives, notamment en raison de la réaction turque à la crise de Kobané, troisième ville kurde de Syrie défendue contre les l’État islamique par des combattants kurdes syriens du YPG, des forces kurdes irakiennes des Peshmergas, et des troupes du PKK. L’organisation est considérée terroriste par la Turquie et l’Union européenne ainsi que par les principaux pays occidentaux tels que le Canada, les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou encore le Royaume-Uni.

1 Comment

  1. Foulon

    La paix n’arrange pas les affaires du PKK. Malgré l’appel de leur chef historique, les plus radicaux du PKK sont contre la paix, et continuent de ménacer non seulement l’Armée, mais aussi les populations turque ou kurde.

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