Automobile

Nouvelle Audi A1 : presque parfaite !

Elle porte quand même un drôle de nom cette Audi : A1. L’on se croirait soit sur l’autoroute, soit… au restaurant japonais, avec ces menus aux dénominations qui ne laissent rien deviner. Et pourtant, derrière un tel nom de code se cache un je ne sais quoi des plus alléchants !

Cette deuxième génération d’Audi A1 envoie du lourd. Elle a fière allure, et pour cause, avec 900 000 unités vendues depuis 2010, elle a presque tout d’une très bonne élève. Et l’Audi A1 se défend même très bien puisqu’elle réussit à se hisser aux côtés du top des meilleures ventes du constructeur aux anneaux : ses cousines A3 et Q2.

Son allure s’est affinée, elle est élancée, posée. Certains la trouvent même plus nette, acérée, plus sportive, agressive, voire même sulfureuse… On se calme, on se calme… on parle bien d’une entrée de gamme ?! Cependant, il faut le reconnaître, sa silhouette lui forge des traits plus sensuels et la distingue de la génération précédente qui rappelait curieusement cette Fiat 500 à l’apparence rondouillette, pot de yaourt – pour ne pas dire pot de nouilles chinoises ! De surcroît, fini la version trois-portes avec l’accès irrévérencieux ô combien laborieux pour les places à l’arrière. Désormais, l’Audi A1 joue dans la catégorie des cinq portes et dans la cour des moteurs essence, fini le diesel !

Entrée de gamme certes, mais loin d’être bas de gamme

L’A1 est une citadine masculine qui se destine naturellement à la conquête de ces dames et des trentenaires qui ne sont pas très Audi. Sur la poupe, on y lit la mention « 30 TFSI », autrement dit « bisous sur les muscles » avec forcément un moteur de 3.0 l développant 116 chevaux relié à une boîte S tronic de 7 rapports. Une boîte de vitesses harmonieuse qui s’intègre discrètement avec son levier recouvert d’un tipi de cuir, comme sur les anciennes boîtes mécaniques. Ça fait toujours autant rêver. Il n’y a pas de doutes, c’est bien une Audi.

Nouveauté remarquable sur cette nouvelle génération et propre à l’A1, la signature lumineuse en forme de flèches discontinues intégrées dans les feux arrière full LED.

À bien la regarder de l’avant, l’on distingue trois nasaux qui surplombent cette calandre hexagonale — que toutes les berlines arborent — qui peine à cacher ce radiateur blanc qui dénote derrière. Ces trois petits agréments seraient un clin d’œil à l’Audi Quattro des années 80, que l’Audi R8 a repris également ! Quel atout séduction pour mieux attirer et rendre accro à Audi. La firme d’Ingolstadt se fait encore des bisous sur les muscles…

D’après des calculs scientifiques, jamais vérifiés, mais que la marque aime à communiquer, il y aurait « 1 000 milliards de combinaisons de customisation possible ». « Mille millions de milles sabord » s’exclame mon photographe Julien Fautrat. Ce qui est presque quasi sûr, c’est qu’avec un choix de dix couleurs extérieures ainsi que 13 types de jantes, vous avez de fortes chances d’avoir une Audi unique.

À l’intérieur, le tableau de bord avec le virtual cockpit est orienté vers le conducteur. Fini les aiguilles, voici un écran digital qui propose plusieurs modes d’affichages dont une impressionnante – mais non moins précise – de la carte façon vue satellite. Une planche de bord qui délaisse le passager et dont l’angle d’inclinaison lui laisserait même l’impression qu’il est invité à sortir de la voiture. La voiture se conduirait-elle donc A1 ?

Autre clin d’œil, sans doute involontaire, cette Audi A1 a une vraie clé. Oui, vous avez bien lu, une vraie clé, celle façon cran d’arrêt où cette dernière se dégaine avec une pression sur le bouton : « et clac, je me la pète ! ».

Je me la pète avec mon Audi, mais je reste interdit quand, après avoir tâtonné durant deux minutes à la recherche de la fente pour y insérer ma clé, je me rends compte qu’il n’y a pas de contact au volant, ni d’espace dédié pour l’insérer. Quel dommage !

Une prise USB et une USB C au-dessus d’un espace dédié à la charge par induction. Tout le monde est servi.

Lorsque l’on roule à bord de cette Audi A1, l’on est agréablement surpris par le confort qui y règne. Ainsi, les routes et chemin chaotiques de Marseille et ses environs se font moins ressentir et l’on évolue au gré et errements du GPS qui réussit parfois à se perdre dans le labyrinthe de la deuxième ville française la plus en travaux. On a pu grâce à ces derniers tester les manœuvres de demi-tour qui s’exécutent merveilleusement bien dans les allées étroites grâce à un bon rayon de braquage.

Sur routes, vous pouvez configurer le comportement de l’auto et le type de conduite grâce au bouton « Drive select » avec pour choix : Efficiency, auto dynamic ou individual qui permet de configurer la propulsion en économique, équilibrée ou sportive ainsi que la direction en équilibrée ou sportive.

Puis, il y a le passage des rapports de façon plus sportif. Pour cela, il suffit de pousser le levier de vitesses à droite puis de passer les rapports grâce aux palettes qui sont solidarisées au volant.

Les feux se commandent avec un seul bouton. D’une pression vous alternez successivement entre auto, feux de croisement, position et même off, ce qui reste assez rare sur les nouvelles voitures !

Même si son gabarit reste petit, l’Audi A1 s’est montrée très rassurante notamment sur les routes mouillées.

Le système de maintien de voie Audi Lane assist actif par défaut intervient de façon très aléatoire – parfois de façon hasardeuse. Enfin, on restera séduits par l’efficacité du Park assist qui nous a bluffés dans les parkings de l’aéroport où l’espace n’est pas évident pour manœuvrer.

Et, après quelques heures, l’on se prend au jeu et se croirait même à bord d’une bombinette. En témoignent, à l’arrière ces deux ouvertures d’échappement que l’on peut deviner qui sont bien évidemment bouchées.

Point trop n’en faut… il ne s’agit que de l’entrée de gamme Audi pour mieux appâter le nouveau client. Pour plus sport, ou plus luxe, il faudra monter en gamme et prendre le numéro supérieur… et il y en a encore huit !

On aime :

  • Les boutons qui s’auto éclairent quand on approche la main
  • La clé (mais l’absence de contact, beaucoup moins !)
  • Le frein à main manuel

On aime moins :

  • Les bips insupportables pour vous rappeler à chaque démarrage que l’airbag est activé
  • L’absence de carénage sur le moteur, des petits anneaux ou une mention Audi n’aurait pas coûté plus cher
  • La mention des crédits de la cartographie du GPS qui trône en haut au milieu de l’écran central

Daniel Latif

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