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Une nouvelle exposition à Galerist: « Still Life with a Curtain »

Du 10 mai au 23 juin, la galerie d’art Galerist expose les natures mortes des artistes de Turquie. L’exposition se déroulera sous l’égide de Deniz Artun qui puise son inspiration dans une anecdote de la Grèce Antique. Le jeudi 10 mai, participez au vernissage de cette exposition exceptionnelle !

Organisée en collaboration avec la galerie d’art Galeri Nev Ankara, cette exposition collective réunira les artistes Abidin Elderoğlu, Abidin Dino, Alev Ebüzziya, Ali Şentürk, Anıl Saldıran, Candeğer Furtun, Deniz Bilgin, Elif Uras, Erdağ Aksel, Erol Akyavaş, Fatih Kahya, Koray Ariş, Mübin Orhon, Mümtaz Çeltik, Nazif Topçuoğlu, Necla Rüzgar, Nejad Devrim, Nermin Kura, Nur Koçak, Okay Özkan, Rasim Aksan, Selim Cebeci, Seval Şener, Şerif Karasu et Yusuf Sevinçli.

La commissaire de l’exposition Deniz Artun explique que, pour cette exposition, elle s’est inspirée de  l’anecdote de deux excellents peintres Zeuxis et Parrhasios. Surtout connu pour son talent dans l’esthétique du trompe-l’oeil, Zeuxis a excellé dans les natures mortes avec les jeux d’ombres et de lumières. Parrhasios, un autre célèbre peintre de la Grèce antique, était le grand rival de Zeuxis. Également doué pour peindre des natures mortes, il a fallu en revanche du temps pour les apprécier. D’après l’anecdote, ils se sont mis d’accord un jour pour effectuer un « duel pictural » afin de déterminer lequel d’entre eux était le plus grand artiste. Zeuxis et Parrhasios se sont mis à la tâche. Séparés par un mur, ils ont travaillé chacun de leur côté, évitant les regards curieux de l’adversaire. Les membres du jury devaient évaluer leur travail afin de désigner le gagnant de cette rivalité insensée.

Quand le jour du duel arriva, Zeuxis et Parrhasios ont découvert leurs œuvres respectives auparavant cachées derrière un rideau. Le jury demanda à Zeuxis de dévoiler en premier sa peinture qui s’est révélée être une magnifique nature morte représentant des fruits dans un bol. Elle était tellement réaliste qu’un pauvre oiseau, attiré par ces fruits juteux, a volé à pleine vitesse vers la fresque dans l’espoir d’en voler un fruit. L’oiseau s’est heurté au mur et est mort !

Le jury a par la suite demandé à Parrhasios de soulever le rideau qui cachait sa peinture. Celui-ci n’a pas bougé. Quand le jury a insisté, Parrhasios a répondu: « Je n’ai rien à faire, vous regardez déjà l’œuvre ». Il avait peint un rideau et son réalisme avait aveuglé tous ceux qui se tenaient devant lui à tel point qu’ils s’attendaient à ce que le rideau peint se lève!

Inspiré par cette histoire, Artun se demande qui est le meilleur jury d’une nature morte ? Un oiseau affamé ou les personnes valorisant toujours l’invisible?

Dédiée à Cézanne, qui considérait la nature morte comme le fondement du modernisme, l’exposition interroge le rôle transformateur du genre dans l’art actuel.

Sırma Parman

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