Cinéma, Culture

Nuri Bilge Ceylan une nouvelle fois sur les marches du festival de Cannes

nuri-bilge-ceylan

Nuri Bilge Ceylan

Il n’est pas possible de penser le mois de Mai sans le Festival de Cannes. C’est depuis 1946 que les cinéphiles du monde entier attendent chaque année les prix prestigieux décernés au sein de ce festival. Par rapport aux prix des Oscars, ceux qui sont donnés à Cannes sont plus artistiques. En tant qu’étudiants de club de cinéma de l’Université Galatasaray, nous suivons attentivement le festival cette année aussi. Parmi les films en compétition, on aura l’occasion de voir l’un des œuvres de nos cinéastes. Il s’agit de Sommeil d’hiver de Nuri Bilge Ceylan.

Notre réalisateur se présente pour la sixième fois au Festival de Cannes : il a remporté deux fois le Grand Prix avec les films Il était une fois en Anatolie et Loin ; il a reçu aussi le prix du meilleur réalisateur avec Les Trois Singes ; une autre fois c’était le tour du prix FIBRESCI avec Les Climats. En plus, en 2003 deux principaux acteurs de Loin, Muzaffer Özdemir et Mehmet Emin Toprak ont partagé aussi le prix du meilleur acteur, sans oublier le court métrage avec lequel il a participé pour la première fois au Festival. Cette année il concourt pour la Palme d’Or. Yılmaz Güney était le premier réalisateur turc qui a remporté ce prix-là avec son film La permission.

Dans ses films, on voit les effets de sa carrière de photographe. Son utilisation des plan-séquences est une parfaite réussite grâce à son directeur de la photographie Gökhan Tiryaki, l’un des meilleurs de Turquie. Il était une fois en Anatolie était le dernier film sur lequel ils avaient travaillé ensemble. Dès qu’on aperçoit leurs deux noms réunis dans la bande-annonce de Sommeil d’hiver, on espère que le succès qu’ils ont eu la première fois se renouvellera. Dans ce film aussi, comme dans Il était une fois en Anatolie, il semble que le réalisateur qui connaît bien son pays va nous refléter l’atmosphère éternelle et la beauté naturelle de cette géographie. Quand on examine une deuxième fois la bande annonce, les dialogues des personnages marginaux, sur la vertu, la moralité etc. font appel aux films de Bergman. Par exemple, le personnage principal du film interprété par Haluk Bilginer, est défini comme un homme qui a l’intention de tout quitter au cœur d’hiver, un peu plus déprimant que les autres.

Pendant la projection du film au festival le 16 Mai, l’équipe est arrivée sur le tapis rouge, en faisant une allusion à la tragédie minière qui s’est déroulé à Soma et qui a fait au moins 300 morts. Espérons que le film aura le prix du meilleur film.

Muhammed Bulutay et Berk Aysever

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *