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Ömer Karacalar : « Le Skal Bodrum a pour but de créer une communauté d’échanges et d’entraide pour contribuer au secteur touristique de la ville »

Courant août, j’ai été invitée à une réunion du club Skal de Bodrum qui se déroulait à l’hôtel Manstir. Son emplacement dans les hauteurs permettait d’apprécier une magnifique vue sur le centre-ville. L’hôte de la soirée n’était autre que monsieur Fatih Can Ekşi, directeur général de l’hôtel depuis deux mois. Pour ce dernier, Skal constitue un réseau mondial d’échange et de solidarité.

Le Skal est une organisation internationale des professionnels du tourisme forte de 14 000 membres qui a vu le jour en 1936, à Paris. Le siège a été transféré en Suède puis en Espagne où il est désormais. Skal Turquie existe depuis 57 ans. En 2011, il se transforme en fédération internationale des associations Skal Turquie et réunit sous son toit 17 clubs, dont le plus ancien est celui d’Istanbul, et 1100 professionnels du tourisme. Skal Turquie réunit l’ensemble des clubs, six fois par an, leur permettant d’établir des rencontres autour des questions du secteur du tourisme.

Lors de la soirée, j’ai pu discuter avec le président du club Skal Bodrum, monsieur Ömer Karacalar, qui est un ancien du lycée Saint-Joseph d’Istanbul.

C’est dans ces termes qu’il présente le club Skal Bodrum : « Il a été créé en décembre 1999 et compte actuellement 58 membres actifs. Le Skal n’a pas pour but de générer des profits, nous nous réunissons afin de discuter de la situation touristique du pays et d’échanger des idées. Tous les deux mois, nous avons une grande réunion des fédérations. Le but est vraiment de créer une communauté d’échanges et d’entraides pour contribuer au secteur touristique. Ce sont des rencontres très amicales entre experts du tourisme. Malheureusement à Bodrum, nous manquons de monde.  J’ai commencé par intégrer Skal en tant que membre en 2002. Je suis devenu président adjoint il y a cinq ans. Le rituel veut que nous devenions par la suite présidents durant deux ans, c’est ce qui s’est passé pour moi, sauf que j’ai été reconduit pour un second mandat ».

Lors de notre discussion, j’apprends que Ömer Karacalar a travaillé durant vingt ans en tant que gestionnaire de marina et, lorsque je l’interroge sur le sujet, voici ce qu’il m’explique : « Les ports de plaisance étaient très modestes en Turquie. Mais, depuis une vingtaine d’années, c’est devenu un véritable style de vie. Beaucoup de personnes vivent sur les bateaux donc ils ont besoin de tous les services dans les marinas qui deviennent de petits villages.

Par ailleurs, certains bateaux restent à la marina toute l’année, car les propriétaires sont Turcs. Alors de plus en plus, les gens se rendent dans ces marinas. Ce sont des lieux où l’on se divertit. Au départ, il n’y avait qu’une marina à Bodrum, aujourd’hui il y en a plus de cinq et il y a encore des projets de développement. Pour un retour sur investissement d’une marina, il faut compter environ 13 ou 14 ans. Pour la Turquie ce n’est donc pas un investissement très rentable sur le court terme, néanmoins, elles se développent, car le gouvernement a constaté l’intérêt du secteur touristique maritime. Ils ont tout intérêt à le développer surtout que la baisse des arrivées de bateaux étrangers commence à s’endiguer. La demande nationale ne compense pas la demande étrangère, donc c’est une bonne chose que les touristes étrangers reviennent ».

Lors de mes échanges avec d’autres membres du club, j’ai pu constater qu’ils semblent convaincus de l’importance de Skal Bodrum et œuvrent volontiers à son développement.

Mireille Sadège, rédactrice en chef

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