Découverte, Sport

Opel Polo bike : à vélo ou en auto, Opel est toujours en selle ‎

Opel et le vélo c’est plus qu’une histoire d’amour. Outre le fait que les enfants d’Adam Opel sont des passionnés de vélos ayant remporté de nombreuses courses cyclistes, le constructeur diversifie ses activités et se lance dans la fabrication de ces engins à deux roues pour devenir à la fin du XIXe siècle, le premier fabricant de vélos au monde.2016-10-15-21-56-56Quand le vélo remplace l’étalon

Aujourd’hui, Opel fait un clin d’oeil à son histoire en sponsorisant un événement quelque peu méconnu, mais non moins hors du commun : le Paris bike polo Opel. Et c’est au détour de l’institut national de l’histoire de l’art, devant la bourse de Paris, dans une arène, que deux équipes de trois cyclistes équipés de maillets en plastique, s’affrontent dans un sport assez méconnu : le Bike polo.

Une pratique mêlant harmonieusement le polo, le vélo avec une pointe de street hockey. Le résultat est des plus poétiques, mais non moins sportif. D’une main, il faut se diriger vers la balle et garder son équilibre puis éviter les adversaires tout en gérant le frein avant ! De l’autre avec le maillet, aller chercher la balle, dribbler, la garder dans le contrôle… et dans l’idéal marquer ! Et ça, c’est une autre affaire…

Cela donne un ballet à la fois artistique, où les figures font penser à celles qu’effectuent les riders en BMX. Chaque session est alors composée de 10 minutes et malgré la pluie les joueurs ne se plaignent pas, devenant alors invincibles et ne se laissant pas distraire par le mauvais temps.

Un jeu atypique, mais non moins poétique

Ce sport mixte importé des États-Unis d’abord à Londres puis à Paris, compte des noms d’équipes des plus exotiques : Call me daddy, Megadrive, Respectlaws, Nichons, Oldies but Goodies ou encore Bilan Carbone.

Parmi l’équipe féminine appelée Ruckus, jouent ensemble harmonieusement, une Allemande nommée Joanna, une Étasunienne, Danielle et une Française Élodie.

Avec comme ambassadeur Yorgo Tloupas, cette activité se veut proche des fondamentaux du sport tout en s’éloignant du côté marketing et des appareils olympiques ; seul le plaisir du jeu, de la gagne et du rassemblement prime.

Le match commence, les vélos filent à toute allure, les cyclistes ne font qu’un avec leur vélo qui n’est qu’une extension de leur corps. Le public retient son souffle, ça passe pour cette action, parfois ça casse et le Polo bike devient des plus acrobatiques avec quelques chutes et glissades.

Et lorsque l’on demande à Alex Valcko, un des joueurs de l’équipe championne du monde, les Birds, la recette miracle pour être à un tel niveau, ce dernier répond : « c’est une question de feeling. Dans l’équipe on est comme dans une famille ».

Polo bobo, mais pas prolo

Si ce sport fascine et séduit de nombreuses personnes, Catherine et Catherine, curieuses du spectacle, sont venues assister au show, car elles font du vélo régulièrement dans Paris. Amusées par le jeu, elles restent impressionnées par la dextérité, le maniement du vélo et surtout la communication entre les joueurs.

Tout comme Bernard Hickman, faisant partie de l’équipe Impossiboys, professeur de mathématiques et jouant depuis 6 ans, se souvient avoir été au début « hypnotisé par leur maîtrise du vélo ».

Quant à Robert Lawrence, un bordelais de l’équipe des Impossiboys et professeur d’économie, il a un regard quelque peu philosophe sur sa pratique du Bike polo : « on a certes peu de sponsors, peu de budgets, mais je suis flatté de me retrouver à jouer ici devant la Bourse et les grandes banques à un sport qui ne doit pas sa valeur par les bénéfices qu’il crée ». Contrairement au Polo, il n’y a pas de chevaux : « on est dans un sport qui est né dans la rue. Le polo c’est le sport des rois. Et le bike polo c’est le sport des pauvres » ironise-t-il.

Une sorte de pied de nez sympathique à tout cet univers impitoyable de la Bourse et des banques qui les environnent et tous les « costards-connards » qui seraient tentés de qualifier ce sport de « Polo prolo ».

Daniel Latif

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