International, Politique

Ouverture de l’Organisation de la Coopération Islamique

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Le Sommet de l’Organisation de la Coopération Islamique a débuté hier, ce dimanche 10 avril, et se tiendra à Istanbul toute la semaine (OCI), ouvrant un cycle de conférences dans les états islamiques. Créé en 1969, il a pour but de renforcer la coopération économique, sociale et politique au sein du monde musulman et la sauvegarde des lieux saints de l’islam. Cette année, il regroupera les représentants des 57 États-membres sous le thème de «l’unité et la solidarité pour la justice et la paix».

Création d’une Commission consultative permanente indépendante pour les droits de l’Homme

Cette 13e conférence annuelle  s’est ouverte sur une rencontre de hauts responsables qui doivent adopter l’ordre du jour. Aujourd’hui, les membres de l’OCI créent une commission permanente indépendante des droits de l’Homme (CPIDH), une instance destinée à être l’un des organes chargés de promouvoir les droits civils, politiques, sociaux et économiques. Une élection est organisée pour choisir les représentants.

Elle sera chargée de fournir un avis consultatif sur les droits de l’Homme au Conseil des ministres des affaires étrangères, par rapport à l’ensemble des questions liées à l’OCI. La commission permanente indépendante des droits de l’Homme sera également axée sur les instruments des droits de l’Homme universellement reconnus, « en conformité avec les valeurs consubstantielles à l’islam ».

Une ouverture sous tension

Mardi et mercredi aura lieu la réunion des ministres des Affaires étrangères. Jeudi et vendredi, une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernements participeront au sommet, présidé par le président turc Erdoğan. D’après un communiqué de presse, le sommet prévoit notamment « d’examiner la situation des communautés musulmanes dans des pays non membres de l’OCI et la question de la lutte contre le terrorisme ». Le débat portera sur les querelles internes et la question palestinienne. Le sommet entend résoudre cette dernière en soutenant les «efforts internationaux de relance d’un processus politique collectif».

La rencontre se déroule dans un contexte de méfiance envers l’islam dans les pays occidentaux, alimenté par des conflits affectant le Yémen, la Syrie et la Turquie, en état d’alerte depuis la succession d’attentats liés à l’organisation Etat islamique et au conflit kurde. Les Etats-Unis mettent notamment en garde contre des «menaces crédibles» d’attentats à Istanbul. La conférence a été placée sous haute sécurité.

Manon Guilbert

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