Economie, International

Ouverture du Sommet du Bosphore : comme des airs de G20

La cinquième édition du Sommet du Bosphore, initiative de la Plateforme de coopération internationale, s’est ouverte aujourd’hui à l’hôtel Four Seasons de Beşitkaş. Le Sommet, hébergé par l’Assemblée des exportateurs turcs, se poursuivra les jeudi 11 et vendredi 12 décembre.

Des hauts dignitaires, industriels, entrepreneurs, et représentants politiques turcs comme étrangers ont ainsi commencé à échanger autour du thème de cette édition : « Les scénarios changeants de demain : comprendre les défis et développer les dialogues ». A l’issue de ces trois journées, c’est deux tables rondes et treize panels de discussions qui, espérons-le, auront encore davantage rapproché les quelques 70 pays participants. Parmi les nombreux sujets à l’agenda, retenons le futur de la Banque mondiale, le dialogue turco-arabe, les nouvelles technologies dans la communication et le transport, la lutte contre le fossé entre hommes et femmes, l’émergence des villes intelligentes, les opportunités et défis du marché iranien, l’optimisation du mix énergétique ou encore la collaboration régionale et internationale dans l’industrie de la défense.

D’un président l’autre

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Abdullah Gül, 11ème président turc

Le programme officiel faisait mention du président Recep Tayyip Erdoğan pour tenir le discours d’ouverture, on aura finalement eu droit à Abdullah Gül, son prédécesseur. Un mal pour un bien sans doute, étant donné l’intérêt personnel que portait ce dernier au Sommet du Bosphore déjà du temps de sa présidence. Dans son discours, l’ancien président s’est voulu réaliste en évoquant de nombreux développements négatifs, et « malheureusement plus de problèmes que d’opportunités ». De l’annexion de la Crimée par la Russie qui a « presque déclenché une seconde guerre froide » et dont la « tension a impacté le monde entier », à l’absence générale de progrès concernant la Palestine malgré les bons signaux envoyés par plusieurs Parlements européens (qu’il a au passage salué), en passant bien sûr par l’immense instabilité dans la région en raison des situations syriennes et irakiennes, M. Gül a souligné la nécessité de solutions politiques, rappelant de ce fait l’importance des meetings tels que le Sommet du Bosphore qui, en encourageant les rapports économiques, contribuent aux rapprochements politiques.

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Sheikha Fariha Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, princesse du Koweït

À ce discours d’ouverture ont succédé ceux du Lord Norman Lamon, ancien Chancelier de l’échiquier (l’équivalent britannique du ministre des Finances), de Sheikha Fariha Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, princesse du Koweït, de Penehupifo Pohamba, Première dame de Namibie et de Shaukat Aziz, Premier ministre du Pakistan de 2004 à 2007. Fondé il y a cinq ans comme une plateforme au sein de laquelle des processus de coopération à long terme peuvent être établis entre la Turquie et des États étrangers, le Sommet du Bosphore avait initialement rassemblé 21 pays.

Alexandre De Grauwe-Joignon

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