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Ouverture prochaine du Musée de la pistache à Gaziantep

Certifiée par l’UNESCO, la réputation de la cuisine de Gaziantep n’est plus à faire. Le maire de la ville a souhaité remettre à l’honneur un aliment typique de la région, un peu oublié, un fruit sec pourtant présent dans de nombreux desserts, glaces et confiseries : la pistache.

La Turquie figure parmi les quatre plus grands pays producteurs de pistache. Se situant au cœur de la région où est récolté ce fruit sec, la ville de Gaziantep avait envisagé en 2014 de devenir la première ville chauffée à la pistache, c’est dire son importance.

Mais aujourd’hui, c’est pour une autre raison que la pistache fait parler d’elle. Ce fruit sec qu’on aime autant pour son goût que sa couleur aura bientôt son propre musée en forme… de pistache évidemment !

Ce musée sera situé dans le parc de Fıstık (Pistache) et retracera l’histoire et toutes les étapes, de la récolte à la mise en vente, que subit ce fruit sec avant d’être dégusté. « Chaque étape de la pistache sera présentée au Musée de la pistache. Avec des types de pistaches, le musée montrera différentes choses comme la façon dont les pistaches sont inoculées, comment elles sont plantées, comment les femmes brisent les pistaches et comment le café est fabriqué à partir du pistachier térébenthine », a annoncé Fatma Şahin.

Fatma Şahin est maire de Gaziantep, elle est très attachée à la pistache à en croire ses propos rapportés par le journal Hürriyet. Elle aurait déclaré que celles-ci ajoutaient de « la richesse à la cuisine unique de Gaziantep », avant d’ajouter : « Nous voulons que les gens sentent les pistaches et voient la différence de goût. Nous voulons qu’ils fassent l’expérience d’une atmosphère où ils peuvent déguster des pistaches tout en écoutant de la musique barak locale. »

Fatma Şahin, dont la pistache fait partie de son enfance, a regretté que certains enfants de la ville n’en aient jamais vu et a souhaité y remédier : « Quand j’étais enfant, nous avions l’habitude de craquer des pistaches avec ma mère. Les pistaches ont contribué à notre économie et à mon éducation. Ce travail existe toujours même s’il est devenu mécanisé. Les petites touches féminines ajoutent un goût différent aux pistaches. Maintenant, nous allons perpétuer cette culture grâce au musée ».

Selon Fatma Şahin, Gaziantep est la première ville à consacrer un musée à la pistache. Il ouvrira d’ici une dizaine de jours.

Marie Boyenval

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