Art, Culture, Découverte, Société

Paris, grande capitale de la culture et de l’art

D’ici la fin de l’année, Paris sera encore témoin de plusieurs événements exceptionnels… En voici deux qui m’intéressent particulièrement.

Je viens d’acquérir la nouvelle édition de À l’ombre des jeunes filles en fleurs, le fameux chef d’œuvre de Proust de la collection « Folio classique », dans un coffret soigné et avec une belle préface de Pierre-Louis Rey, professeur émérite à l’Université de Paris-III-Sorbonne Nouvelle où j’ai effectué mon doctorat.

En lisant la brillante préface de Pierre-Louis Rey, nous en apprenons davantage sur les difficultés qui ont émaillé les relations entre l’écrivain et son éditeur. En effet, Marcel Proust a rencontré des problèmes financiers et le manuscrit a donc dû attendre, et ce malgré le fait qu’il était composé en placards par Grasset en 1918… Proust, pour que son livre soit édité correctement, en respectant les parties et sans que celles-ci soient coupées, a donc passé un accord avec Jacques Rivière afin que des extraits de son texte soient publiés dans La Nouvelle Revue Française. Finalement, cette grande œuvre verra le jour en 1919 aux éditions Gallimard et se verra attribuer le prix Goncourt il y a tout juste un siècle. Désormais, j’attends avec impatience le 10 décembre afin de découvrir le lauréat du prix Goncourt !

L’exposition de Leonardo da Vinci

J’ai hâte de me rendre à une exposition qui ouvrira ses portes le 24 octobre 2019 au Louvre afin de célébrer le cinquième centenaire de la mort du grand artiste qu’était Léonard de Vinci. Les visiteurs auront jusqu’au 24 février prochain pour admirer plus de 140 œuvres de ce génie dont 24 appartiennent au Louvre. Parmi elles, nous pouvons notamment citer La Vierge aux rochers, La Belle Ferronnière, La Joconde, La Vierge, l’Enfant Jésus et Sainte Anne et Saint Jean Baptiste, et peut-être Salvator Mundi (Sauveur du monde), le tableau du maître vendu à 450 millions de dollars en novembre 2017.

 

Léonard de Vinci a refait parler de lui en Turquie avec la traduction du livre Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants de Mathias Énard, un récit de voyage poétique et imaginaire sur le Constantinople du XVIe siècle ; une œuvre qui a obtenu le Prix littéraire Notre-Dame de Sion en 2012.

Nous apprenons dans ce livre, lauréat du prix Goncourt des lycéens en 2010, que Leonardo Da Vinci a failli se rendre en Turquie ! Ce dernier aurait même conçu des plans pour le premier pont sur la Corne d’Or, mais le Sultan Bayazid II les aurait refusés. On pense que la lettre avec la proposition a été envoyée au Sultan en 1502 ou 1503. Le plan prévoyait un pont de 41 m de hauteur et de 25 m de largeur pour une longueur de 350 m. On ne sait pas pourquoi le projet n’a pas abouti, mais l’on sait que le Sultan a profité des querelles financières entre le Pape et un autre grand artiste de l’époque, Michel-Ange – de son vraie nom Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni (1475-1564) –, pour faire appel à ce dernier qui s’est finalement rendu à Istanbul le 13 mai 1506.

Pour le reste, c’est à vous de voir, d’en parler…

Dr. Hüseyin Latif, directeur de publication

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