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Partenariat stratégique

Après bien des efforts, nous observons enfin, en ce début 2018, se concrétiser ce qui aurait déjà dû l’être. Trois pays voisins – la Turquie, la Russie et l’Iran -, constituent un cercle. Bien sûr, celui-ci est incomplet, du moins pour l’instant.

Il est tout à fait évident que les centres principaux de ce partenariat tripartite sont Ankara, Moscou et Téhéran.

Plusieurs pays devraient probablement prendre place dans cette alliance. Nous pouvons citer l’Irak, la Syrie, l’Azerbaïdjan, ou encore la Géorgie. Si seulement l’Arménie pouvait y participer ! Et il faudrait surtout un grand cercle où siègeraient aussi le Pakistan et l’Afghanistan…

Le 3 avril dernier a marqué le début de la construction de la première centrale nucléaire de Turquie. Pour ce projet, la Turquie s’est engagée avec la Russie pour un montant de 20 milliards de dollars. Un autre accord important porte sur la vente, pour la première fois à un pays membre de l’OTAN – à savoir la Turquie –, de systèmes de défense antiaérienne S-400.

Par ailleurs, on s’attend à ce que le nombre de touristes russes atteigne les six millions en 2018 (ils étaient 4,7 millions en 2017).

Nous avions évoqué qu’après le Blue Stream – le projet de transfert du gaz naturel russe via deux nouveaux oléoducs passant de la mer Noire à la Thrace pour rejoindre l’Europe – renforcerait cette relation stratégique…

Le 14 avril, trois forces alliées, les États-Unis, la France et l’Angleterre, ont attaqué à l’aube les bases où, affirment-ils, la Syrie produit des armes chimiques. Cette attaque concertée a irrité au plus haut point deux membres de la triple alliance mentionnée ci-dessus, la Russie et l’Iran. Étant donné que le président Erdoğan a félicité ce trio d’alliés occidentaux, nous sommes maintenant curieux de savoir si Moscou, Ankara et Téhéran vont poursuivre et amplifier leur alliance tripartite.

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En ce moment, je lis le livre de Burak Onaran : Padişahı Devirmek (Détrôner le Sultan – Deux conjurations à l’époque des réformes ottomanes : Kuleli (1859), Meslek (1867)). Traduit remarquablement en français par Saadet Özen, le livre est publié aux éditions İletişim Yayınları.

Après des études de sociologie à l’Université Mimar Sinan et un master à l’Université du Bosphore, Burak Onaran a effectué un doctorat en histoire à l’Écoles des Hautes études en Sciences sociales.

Dans son livre, l’auteur décrit dans une unité historique le cours des initiatives de réformes au sein de l’Empire à partir du XVIIe siècle, l’organisation de ces actions et leurs revendications.

 

Hüseyin Latif

 

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