Environnement, Société

Pollution de l’air : la Turquie tire le signal d’alarme

Seulement deux provinces et deux districts en Turquie possèdent un air sain en qualité suffisante, selon des recherches récentes réalisées par la Turkish Thoracic Society.

La province orientale de Tunceli, la province d’Artvin de la mer Noire, le district de Biga de la province de Marmara de Çanakkale et le district de Doğankent, dans la province du sud d’Adana, sont les quatre et uniques régions qui disposent d’un air pur conforme aux normes et aux critères de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Selon de précédents rapports, huit des dix villes européennes disposant d’une mauvaise pollution atmosphérique proviennent de la Turquie.

En outre, d’après un rapport de la Turkish Thoracic Society, qui œuvre à améliorer la santé pulmonaire en Turquie, la pollution des particules dans les quatre provinces citées est cinq fois plus élevée que la limite supérieure.

De plus, à Istanbul et dans la province occidentale de İzmir, le niveau est deux fois supérieur à la norme, alors qu’il est trois fois plus élevé dans la capitale, Ankara.

Selon le même rapport, le risque des maladies pulmonaires et de cancer pourrait augmenter si des centrales de charbon sont construites dans le nord-ouest de la province de Bursa, dans la province de Zonguldak et dans les provinces du sud de Mersin, Adana et Hatay, qui ont toutes des niveaux de pollution dépassant la limite supérieure.

Les hôpitaux font d’ailleurs souvent face à des infections des voies respiratoires en particulier chez les enfants âgés de 0 à 14 ans.

D’après les données enregistrées, 29 000 personnes ont perdu la vie en raison de la pollution de l’air au cours de la dernière année, soit six fois plus que le nombre de personnes tuées dans des accidents de la circulation.

Selon le quotidien Hürriyet, plus de 150 000 personnes se seraient présentées l’année dernière dans un établissement de santé en lien avec une maladie qui s’est développée en raison de l’amplification de la pollution atmosphérique à Istanbul. Une somme non négligeable de 9 millions de Livres turques provenant des dépenses de la sécurité sociale a été alors fournie pour leurs soins.

Sara Boudali

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