Automobile

Porsche Panamera : quatre places dignes d’un palace

panamera porscheA cheval sur plusieurs segments : berline sportive, de luxe et familiale ; certains, prêchant par excès et abus de langage, parlent même de limousine… Foutaises et vanités ! Rappelons qu’une limousine standard transporte six à huit personnes, comporte une séparation chauffeur et nombre de frivolités auxquelles la Panamera ne s’adonne pas.

Porsche ne cesse d’évoluer et voit grand. Après la 911, le Cayenne et le Cayman, la famille s’ennoblit et accueille la Panamera. Présentée pour la première fois au public en 2009, au sommet du deuxième gratte-ciel le plus haut du monde, le Centre Mondial des Finances à Shangai, au 101ème étage à 492 mètres plus précisément — belle illustration de la marque de Zuffenhausen pour afficher sa grandeur et sa suprématie face aux concurrents — la berline allemande présageait déjà les prémices d’une menace pour la concurrence. Le coup de tonnerre retentira lors du bilan de la première année de commercialisation de la Panamera qui est au dessus des attentes du directoire de Porsche : plus de 25 000 exemplaires produits dans l’usine allemande de Leipzig, un beau succès !

C’est dans la nouvelle concession de Porsche à Avignon que je prends le volant d’une Porsche Panamera turbo. Avec un moteur 4,8 Litres V8 développant une puissance de 500 chevaux, la Panamera turbo abat le 0 à 100 km/h en seulement 4 secondes. L’allure de la Panamera reste fidèle à l’ADN Porsche, le design allie des éléments du Cayenne, avec une légère incurvation au centre du capot et l’arrière-train bombé, des feux arrières qui résultent avec le Cayman, mais s’éloigne de la Carrera avec des lignes moins agressives. La berline Grand Tourisme a de quoi laisser les puristes sceptiques. En effet, elle concilie deux statuts contradictoires : sportivité et confort, le tout avec l’élégance d’une Porsche — en cinq portes !

Installation au volant, je m’apprête à insérer la clé à gauche et je remarque avec stupeur une clé déjà greffée sur le contact. Cette dernière ne fonctionne que lorsque la « clé » principale, en forme de mini Panamera, se trouve à proximité du véhicule. Je m’étonne de cette étrange configuration et de l’absence d’espace pour insérer la clé… Mon appréhension envers la Panamera fut rapidement délaissée après une magnifique promenade dans le Lubéron. Les sensations sont dignes d’une conduite à bord d’une 911, à un tel point que j’en oubliais que je conduisais une berline Grand Tourisme. Les atouts de cette Panamera sont un coffre arrière très généreux et ces quatre places qui permettent — réellement — d’accueillir quatre adultes. Aucun compromis n’est fait sur l’espace à l’arrière où chacun peut régler son confort, grâce aux commandes individuelles, puis s’offrir discrétion et sérénité grâce à des rideaux pare-soleil électriques au niveau des vitres latérales.

A l’avant on retrouve une console centrale digne d’un cockpit intuitif avec foison de touches, qui — peuvent effrayer au premier abord — permettent de régler la climatisation, les fonctions du châssis et de la carrosserie. Chez Porsche, pas de molette hasardeuse, chaque touche a une fonction ; ceci permet gain de temps et sécurité lors de la conduite. J’active l’ouverture des échappements qui ouvre les valves de la Panamera afin d’honorer, d’un ronronnement sobre mais impressionnant, le parcours pittoresque et de surcroît j’enclenche le mode Sport… Me voici pris d’une époustouflante sensation, enfoncé dans mon siège, la cavalerie s’élance, l’aileron se déploie et je finis par approuver la mention « turbo » apposée à l’arrière de la berline. La Panamera est équipée de pneus spéciaux Michelin qui lui confèrent une tenue de route prodigieuse et permet une usure moindre.

Daniel Latif

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