International, Politique

Poutine, Obama, Hollande : comment se mettre d’accord face à Daesh ?

Le 28 septembre 2015 se tenait à New York la 70ème Assemblée Générale de l’ONU, l’occasion pour les chefs d’Etats de revenir sur la situation syrienne.

ONU_assemblee_generale_obama_poutine_hollande

Vladimir Poutine a prononcé un discours particulièrement attendu à la tribune de l’Assemblée générale des Nations-Unies. Le président russe a proposé de former une « large coalition » contre l’Etat Islamique en Irak et au Levant, incluant la Syrie et l’Iran. Fervent allié du régime de Bachar Al Assad, le président Poutine estime que « ce serait une énorme erreur de ne pas coopérer avec ceux qui combattent frontalement le terrorisme, et nous devons reconnaître que personne d’autre que les forces armées du président Assad combattent réellement l’Etat islamique et d’autres organisations terroristes en Syrie ».

Peu de temps avant, Barack Obama se disait être prêt à coopérer avec la Russie et l’Iran dans la lutte contre le terrorisme. A la différence de M. Poutine, le président américain en a profité pour dénoncer dans son discours le régime syrien, qualifiant Bachar Al Assad de « Tyran ».

S’exprimant à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies, François Hollande répond négativement à la proposition du président Poutine. En effet, selon le président français, une alliance avec le dirigeant syrien n’est pas envisageable. La question syrienne ne peut être réglée tant que Bachar Al Assad se maintient au pouvoir : « On ne peut pas faire travailler ensemble les victimes et le bourreau […] Bachar Al Assad est une partie du problème, pas de la solution. »

Le président français a fermement condamné le régime syrien, qu’il tient pour responsable de la situation du pays. Selon le quotidien américain The New York Times, François Hollande aurait déclaré « tenir l’Etat islamique pour seul responsable des massacres de civils en Syrie revient à dédouaner ‘le régime qui a créé cette organisation’ […] Les millions de réfugiés ne fuient pas seulement ‘une guerre mais ils fuient le régime de Bachar Al Assad’ ».

Le président français a tenu à rappeler que : « dans le cas de massacres de masse, le veto ne doit pas être utilisé » ; un message qui semble être tout droit adressé à Vladimir Poutine, dont le but est de garder Bachar Al Assad au pouvoir.

Kheira Djouhri

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *