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Primaire de la gauche : un premier débat en demi-teinte

Dans un contexte de division au sein de la gauche, le premier débat des primaires citoyennes s’est déroulé ce 12 janvier. Les sept candidats en lice se sont affrontés dans une ambiance tendue.2017-01-13 12.03.01Manuel Valls, Arnaud Montebourg, François de Rugy, Benoit Hamon, Sylvia Pinel, Vincent Peillon, et Jean-Luc Bennahmias ont répondu aux différentes questions, dans une ambiance peu animée. Plusieurs sujets ont été abordés, notamment les thèmes économiques et sécuritaires.

Des candidats de gauche au style diffèrent

Tous les candidats sont de gauches, mais issus de partis différents. Le Parti Socialiste, le Parti Radical de Gauche et le Parti Ecologiste sont représentés. La première question posée par la journaliste Elizabeth Martichoux a permis de comprendre le sens de leur candidature: combattre la droite de François Fillon et l’extrême droite de Marine Le Pen, protéger les Français et redéfinir l’Europe.

Les candidats “favoris” comme Manuel Valls ou Arnaud Montebourg se sont davantage imposés face aux autres candidats. Cependant, ils restent prisonniers de leur propre bilan sous le quinquennat de François Hollande.

Points de vue divergents, mais des idées convergentes

Le débat a essentiellement tourné autour de la sécurité, de l’économie et de l’emploi. D’autres thèmes furent évoqués comme la santé ou encore la crise institutionnelle.

Chaque candidat a exposé son programme. Sur le fond, les candidats se retrouvent sur plusieurs points (même si l’économie continue à les diviser), mais sur la forme, sur la manière de mettre en place les différentes politiques, les candidats ont exprimé des idées opposées.

Les candidats prônent surtout une réforme de la politique classique et veulent mettre en place une politique nouvelle et jeune, fondée sur le débat et la participation citoyenne, notamment dans le but de créer de nouveau une cohésion nationale et de réintégrer les Français à la vie politique.

L’ombre de François Hollande sur le débat

Tous ont soutenu à un moment la gouvernance de François Hollande et qualifient son mandat “d’inachevé”. Néanmoins, après cinq années au pouvoir, la gauche fait face à un problème de crédibilité. M. Hollande reste très impopulaire et défendre son action reste un combat difficile. Sans oublier les candidats n’ayant pas voulu participer aux primaires – Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron – qui attirent des voix des militants de gauche.

Donnés perdants dès le premier tour de l’élection présidentielle, les candidats doivent impérativement convaincre les Français pour pouvoir espérer accéder au second tour.

Paul Charles

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