Culture, Société

Prix littéraire au Palais de France

Le 6 mai s’est tenue la 8e remise de prix littéraire Notre Dame de Sion au Palais de France. La cérémonie a récompensé la jeune écrivaine Maylis de Kerangal pour son roman Réparer les vivants.

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Cela fait déjà 8 ans que ce prix unique à Istanbul existe. Le Prix littéraire Notre Dame de Sion a été lancé en 2008 par le lycée français Notre Dame de Sion et par son Association d’anciens. Plus de 200 convives se sont retrouvés au majestueux Palais de France afin de découvrir le vainqueur de ce prix unique en son genre.

Le consul de France, Madame Muriel Domenach, décrit NDS comme une puissance et force de la relation franco-turque « Le lycée NDS est bien sûr l’un des fleurons de la francophonie en Turquie et de l’enseignement secondaire, mais c’est aussi incontestablement l’un des acteurs majeurs du dialogue culturel franco-turc. En effet, les très nombreux rendez-vous culturels que vous proposez chaque année ne se limitent pas aux étudiants de NDS mais bénéficient à un large public. Notre Dame de Sion fédère ainsi un réseau d’amitiés qui irrigue les sphères intellectuelles et artistiques de Turquie et de France. En faisant vivre activement le dialogue des cultures au quotidien, vous inculquez à vos lycéens ouverture d’esprit et valeurs de tolérance, mais vous participez également à une meilleure connaissance mutuelle de nos deux pays. Soyez-en chaleureusement remerciés. »

Alternativement, une année les écrivains francophones, et l’année suivante les écrivains turcs, sont passés au crible. Le jury a dédié cette année son prix à la littérature française et c’est l’écrivaine Maylis de Kerangal qui a reçu ce majestueux prix pour son roman Réparer les vivants. La traductrice Duygu a également reçu son tout premier prix pour avoir retranscrit en turc le livre de l’écrivaine.

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La rédactrice d’Aujourd’hui la Turquie ouvre le bal

Mireille Sadège, secrétaire générale du Prix Littéraire NDS et responsable de communication au lycée et rédactrice en chef d’ALT, a déclaré : « Le célèbre romancier Tashin Yücel qui s’est éteint l’année dernière à l’âge de 83 ans, avait traduit plus de 75 œuvres de la littérature française en langue turque. Il disait souvent « Etudier au lycée Galatasaray a été la chance de ma vie, j’ai commencé à écrire au lycée, et c’est la littérature française qui m’a inspirée » ». Une présentation attrayante pour une récompense exceptionnelle.

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Une victoire à l’unanimité

Le jury, sans homme, est composé de 9 membres, toutes des ancienne élève de NDS. Tomris Alpay, Présidente du Jury, présente ainsi le roman primé cette année : « Réparer les vivants est le roman d’une aventure de renaissance. En effet, les organes vitaux de Simon, 19 ans, qui vient de tomber dans un coma végétatif, représentent pour les malades en attente d’organes une lueur d’espoir. C’est le récit des 24 heures suivant le coma végétatif de Simon, une course contre la montre qui commence avec le lever du jour jusqu’au prochain lever du soleil ». Même le consul de France a dévoilé son enthousiasme pour Maylis de Kerangal « Je suis très heureuse que le jury ait choisi d’honorer cette année, dès le premier tour et à l’unanimité, l’une des romancières françaises que j’admire le plus. »

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Une ribambelle de récompenses

Depuis sa publication en 2014, le roman Réparer les vivants a été un grand succès et a reçu à ce jour dix prix prestigieux. Le Prix Littéraire NDS 2016 sera le onzième. Maylis de Kerangal nous transporte dans l’esprit de chaque personnage du roman, avec son expression singulière qui évolue à la vitesse de la pensée et qui permet de voir la vie et la mort sous un angle jamais vu et jamais ressenti. « Il s’agit d’un roman dont le cœur humain est le motif, le moteur, le mobile. Il est envisagé dans sa dimension physique, comme organe, muscle, pompe, mais aussi dans sa dimension symbolique, comme lieu des affects, l’endroit de l’amour dans le corps humain. En plaçant le cœur au centre de ce livre, comme s’il en était le trésor radiant, j’ai tenté de produire un geste de d’empathie, de réaffirmer que l’écriture est en soi une forme d’empathie, avec l’époque que nous vivons, et avec le monde contemporain. C’est une écriture de toucher, de contact, une écriture qui tente de produire dans le langage une expérience sensible », explique Maylis de Kerangal.

D.A.

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