Cinéma, International

Les producteurs de films turcs bénéficieront désormais d’un pouvoir de vote à Hollywood

La Turquie détient maintenant un pouvoir de vote à Hollywood avec Barbaros Tapan comme le tout premier membre turc du “Hollywood Foreign Press Association” (HFPA) qui mène la cérémonie de Golden Globe Awards annuelle.

« Fondé par des journalistes étrangers en 1943, les activités de l’HFPA ont une place majeure dans l’industrie du film et de la télévision », rapporte  B. Tapan qui est devenu l’un des 93 membres du HFPA en mai dernier.

« Mon lobbying et mon réseau dans le secteur joueront un rôle significatif pour que des productions turques puissent être nommées aux Golden Globes et aux Oscars. Maintenant, la Turquie détient un pouvoir votant à Hollywood », ajoute-t-il.

Tapan souligne que cela fait sept ans qu’il essaye d’adhérer au cercle très fermé du HFPA. Son adhésion ouvrira des portes aux producteurs turcs qui veulent se faire un nom et une place dans l’industrie de la télévision et du film américain.

« Les séries turques ont su dépasser les frontières. Elles sont maintenant regardées au Moyen-Orient, mais aussi dans des pays d’Amérique latine. Nos producteurs ont cassé les frontières de la Turquie, certains des acteurs et des producteurs turcs sont renommés et récompensés dans les plus grands festivals mondiaux. Ceci est très important pour l’avenir et la continuité du cinéma turc », explique B. Tapan.

En revanche, selon B. Tapan, le cinéma turc a encore beaucoup de chemin à faire avant d’être mondialement reconnu. Ce dernier indique que les cinéastes turcs seront plus acceptés dans les festivals aux États-Unis et dans le monde entier s’ils se concentrent davantage sur des productions indépendantes.

Les jeunes acteurs turcs doivent aussi s’améliorer dans tous les aspects afin de défier les frontières du pays. Ce travail concerne notamment l’apprentissage de la langue. « Je leur conseille d’apprendre l’anglais, démarcher des agences en Angleterre, en France et en Italie. Hollywood est un marché mondial maintenant. Les jeunes Turcs du secteur ne devraient pas limiter leurs rêves à la Turquie. Mais, nous avons aussi besoin de plus de théâtres et d’instructeurs », stipule B. Tapan.

Enfin, B. Tapan soutient aussi que le cinéma turc a produit surtout des comédies à petits budgets ces dernières années et souligne qu’il y a eu un déclin significatif dans le nombre de téléspectateurs dans les théâtres turcs ajoutant que cela touche aussi les théâtres américains.

Youssra Gouram

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