Economie, Société

Protéger la santé des enfants en s’attaquant au problème de la malbouffe

Le 28 décembre, le ministère du Commerce a annoncé que la Turquie allait interdire les promotions et la publicité des aliments mauvais pour la santé destinées aux enfants.

Alors qu’ils sont la cible préférée des marques de malbouffe, les enfants vivant en Turquie devraient bénéficier d’une nouvelle réglementation annoncée fin décembre.

Dès juin 2019, nous ne verrons plus de cadeaux promotionnels dans les produits qui sont particulièrement nocifs pour la santé et qui ciblent les enfants en tant que consommateurs. Exit les Kinder Suprise du géant italien Ferrero. Ils ne seront plus autorisés à être vendus en Turquie.

En effet, un nouveau règlement, qui vise à lutter contre les mauvaises habitudes alimentaires, interdit aux entreprises produisant des aliments trop sucrés, trop salés ou trop gras d’inclure dans l’emballage de leurs produits ces petits cadeaux qui font de l’œil aux enfants.

Afin de protéger la santé de nos bambins, il sera aussi interdit de diffuser des spots publicitaires de ces aliments lors des tranches horaires d’émissions de télévision et de radio destinées aux enfants.

En cas d’infraction, l’entreprise concernée se verra infliger une amende allant de 8,546 TL à 341,921 TL par le conseil de la publicité. En cas de récidive, le conseil sera en mesure de multiplier par dix le montant de la peine pécuniaire.

Si des publicités pour ces produits venaient à être diffusées lors d’émissions non destinées aux enfants, une mention d’avertissement – écrite ou orale — sera tout de même présente afin d’encourager l’activité physique et une alimentation équilibrée.

Quels sont les produits nocifs pour la santé concernés par cette mesure ? Le ministère du Commerce a rappelé à cet égard qu’une liste de ces aliments avait été publiée sur le site web du ministère de la Santé.

La consommation d’aliments trop gras, trop sucrés, trop salés entraîne à plus ou moins long terme des problèmes de santé allant de l’obésité au cholestérol, en passant par le diabète ; le tout entraînant des complications cardio-vasculaires.

Selon l’enquête nationale sur la nutrition et la santé, réalisée par le ministère de la Santé et publiée en avril dernier, 20,5 % des hommes et 41 % des femmes en Turquie sont touchés par des problèmes d’obésité, tandis que 17,9 % des enfants de 0 à 5 ans sont en surpoids.

Or, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’obésité est la cause de 80 % des cas de diabète de type 2, de 35 % des cas de maladies cardiovasculaires et de 55 % des cas d’hypertension observés chez les adultes en Europe. L’obésité provoque la mort de plus d’un million de personnes par année.

Camille Saulas

 

 

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