International, Politique

Québec : une marche contre le racisme

Dans le cadre du Festival contre le racisme, la ville de Québec a vu des centaines de manifestants parcourir les rues samedi 18 février. Munis de pancartes et de banderoles, ils étaient là afin de manifester contre le racisme après le tragique attentat qui a secoué la Capitale nationale le 29 janvier dernier.
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C’est durant un bel après-midi qu’environ trois cents personnes de différents horizons, religions et couleurs se sont rassemblées devant l’Assemblée nationale pour entreprendre une marche familiale contre le racisme, l’intolérance et la haine.

L’appel avait été lancé par le RÉPAC (regroupement d’éducation populaire en action communautaire de Québec et Chaudière-Appalaches) à la suite de l’attentat dans la mosquée de Québec qui a entrainé la mort de six personnes, mais qui a aussi énormément secoué la Province francophone canadienne. Pour la porte-parole du RÉPAC, Vania Wright-Larin, cette marche était importante, car « se dire contre le racisme, ce n’est plus suffisant ». Dans un communiqué de presse, elle a aussi stipulé : « Nous étions déjà conscients de la montée d’une droite xénophobe au Québec, mais suite à l’attentat horrible du 29 janvier 2017 l’heure n’est plus à la prise de conscience, nous devons poser des gestes collectifs et rassembleurs ».

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Les slogans étaient nombreux, les messages puissants. On pouvait notamment lire : « tous ensemble et tous unis, soyons tous une grande famille », « marchons sur le racisme avant qu’il ne nous marche dessus », « nous sommes tous des humains », ou encore – en bon québécois – : « on peut tu s’aimer bin bin fort ».

Nicolas Villamarin du Festival contre le racisme a pris la parole lors de ce rassemblement afin de mettre en garde ceux qui seraient tentés de glisser du mauvais côté de la pente : « La montée du racisme et de l’intolérance menace concrètement nos droits et libertés et ne reflète pas la société que nous voulons bâtir ensemble. »

Le vice-président du Centre culturel islamique de Québec, présent à la manifestation, n’a pas manqué de déclarer : « Le vivre ensemble, ça se concrétise, mais il a fallu un drame pour qu’on passe à autre chose », faisant référence à l’attentat du 29 janvier, avant d’ajouter : « Gardons de cet élan qu’on est une grande famille ». Quant au président du Centre culturel islamique de Québec, Mohamed Labidi, il a été acclamé par la foule lorsqu’il a prononcé : « Vive le Québec uni, vive le Québec sans discrimination, vive le Québec sans racisme. »

C’est donc des messages appelant à l’unité, à l’inclusion, à la tolérance et à l’ouverture qui ont raisonné dans les rues allant de l’Assemblée nationale, à la place D’Youville et dans le reste du centre-ville. Les manifestants n’ont pas hésité à passer devant le Consulat général américain pour faire passer le message à leur voisin américain et particulièrement à l’administration de M. Trump.

Camille Saulas

 

 

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