Découverte, Société

Le régime alimentaire en cas de pathologies cardio-vasculaires (1)

De nos jours, les maladies cardio-vasculaires sont fréquentes et représentent un véritable enjeu de santé. Nous traiterons donc de ces problèmes dans trois articles.

Nous parlerons dans un premier temps de l’insuffisance cardiaque, une pathologie correspondant à une diminution de sa fonction.

Le cœur travaillant avec difficultés, la circulation sanguine est entravée, ce qui engendre des conséquences au niveau rénal et une rétention d’eau chez le patient atteint d’insuffisance cardiaque. L’un des premiers symptômes est donc, entre autres, les troubles urinaires avec une diminution des mictions ; d’où l’apparition d’œdèmes (hydropisie) dans un premier temps au niveau des chevilles pour s’aggraver progressivement.

Un autre signe est l’essoufflement au moindre effort. On parle alors d’asthme cardiaque ou de dyspnée. La rétention d’eau s’aggrave et atteint les poumons (œdème aigu du poumon), d’où une oppression (dyspnée) – même au repos. Le foie aussi est atteint par engorgement de sang, le cœur n’exerçant plus correctement sa fonction de pompe.

Il est clair que le traitement de cette maladie, y compris le régime, est du ressort du médecin. Mais en ce qui concerne le régime, il ne suffit pas de donner des indications plus ou moins vagues qui seront mal suivies. Un régime mal compris et mal exécuté peut avoir des conséquences néfastes. C’est pourquoi il est essentiel que le malade et son entourage sachent exactement ce qu’ils ont à faire.

Le cœur est une pompe qui aspire le sang dans les oreillettes pour le propulser des ventricules vers les différents organes. Son travail est interdépendant du régime alimentaire et de l’activité physique du patient. Si ce dernier est insuffisant cardiaque, le travail du cœur sera mis à mal au cours d’efforts musculaires inadaptés – du fait d’un déficit d’apport en oxygène et d’une augmentation de la tension artérielle par déficience du muscle cardiaque.

Dans l’appareil circulatoire, les reins ont une importance primordiale, car ce sont des filtres d’épuration de toxines et ils permettent d’éliminer la quantité d’eau nécessaire au bon fonctionnement cardio-vasculaire.

Pour assurer une diurèse correcte (soit, uriner normalement), une certaine pression vasculaire est indispensable, mais celle-ci dépend du cœur et de sa capacité à pomper régulièrement, sans quoi la pression artérielle va diminuer ou au contraire augmenter, par insuffisance de filtration au niveau rénal.

De ces considérations, on retient qu’un cœur insuffisant cardiaque a besoin pour mieux fonctionner que la pression artérielle diminue. Pour cela, il est nécessaire d’augmenter la diurèse afin de diminuer cette pression. Ainsi, ce cœur déficient peinera moins dans son activité de pompe et aura une contraction plus efficace.

Pour y parvenir, il est essentiel, en premier lieu, d’épargner au cœur un effort physique trop intense, sans négliger tout de même une certaine activité physique et une bonne hygiène de vie.

En effet, l’effort musculaire inadapté ainsi qu’une alimentation trop grasse, trop sucrée et surtout trop salée vont entraîner une augmentation de la pression artérielle, entraînant un travail de contraction plus important du cœur qui ne fera qu’aggraver l’insuffisance cardiaque.

S’il est au début important de diminuer les activités physiques, il est indispensable par la suite de faire progressivement une rééducation à l’effort. Sur le plan alimentaire, il faut avant tout diminuer l’apport de sel pour diminuer la pression artérielle afin d’alléger le travail du cœur. Si ces premières recommandations sont essentielles, elles restent néanmoins des solutions partielles, une médication étant souvent nécessaire pour les patients. Les diurétiques ainsi que la digitaline (traitement de l’insuffisance cardiaque) restent indispensables dans la plupart des cas.

Meliha Serbes

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