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Rénover les tapis : un art ancestral à Sultanhanı

Dans la petite ville de Sultanhanıi, à quelques dizaines de kilomètres d’Aksaray, on redonne une seconde vie aux tapis du monde entier.

Cela fait des décennies que cela dure. La réparation de tapis est un art qui se transmet de génération en génération. Néanmoins, la profession peine de plus en plus à trouver une succession parmi les plus jeunes. Pourtant, bien que l’apprentissage soit fastidieux, la rémunération d’un réparateur de tapis à Sultanhanı est plutôt avantageuse.

Les artisans sont si performants que des tapis du monde entier, vieux parfois de plusieurs siècles, sont envoyés dans la petite ville turque pour être restaurés. En effet, avec seulement un tiers du tapis en sa possession, un artisan de Sultanhanı est capable de reconstituer ce dernier. C’est un véritable travail d’orfèvre puisque cette opération prend énormément de temps — parfois jusqu’à une année entière.

Le maire de Sultanhanı, Fahri Solak, a déclaré à l’agence Demirören que la ville était désormais le « centre de réparation de tapis » de la Turquie, avant d’ajouter : « Nos maîtres sont derrière le renouvellement, la réparation des tapis du musée de Washington, du palais de Buckingham et du palais de Dolmabahçe. »

Cette renommée internationale est en partie due au fait que les artisans de Sultanhanı sont polyvalents et capables de travailler sur des tapis très divers, du tapis persan au tapis français.

Pour préserver cet art ancestral, il faudra néanmoins recruter des jeunes pour reprendre les rênes, comme le souligne Mahmut Ağır qui n’arrive pas à trouver d’apprenti.

Victor Mottin

 

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