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Restauration de la cathédrale d’Ani

La cathédrale Sainte-Mère-de-Dieu, située au cœur des ruines d’Ani dans la province orientale de Kars, va être restaurée, rapporte le quotidien turc Sabah.  

Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, l’édifice de couleur rouille, aujourd’hui en ruine, mesure pas moins de 30 mètres de long et 20 mètres de large. Avec ses colonnes sculptées et ses arcs, la cathédrale est considérée comme la structure la plus importante de la cité médiévale d’Ani, capitale de l’ancien royaume arménien des Bagratides qui a connu son apogée aux Xe et XIe siècle.

Mais l’histoire de la cité remonte à bien avant. On estime en effet qu’elle fut fondée en 3000 av. J.-C.. Après le royaume médiéval arménien, Ani a accueilli diverses civilisations, dont  les souverainetés byzantine, seldjoukide et géorgienne.

Après l’invasion seldjoukide, en 1064, la cathédrale construite par l’architecte arménien Tridate au XIe siècle ap. J-C. a été convertie  en  mosquée d’où son autre nom : la mosquée Fetih (la conquête). Par la suite, elle est revenue sous le giron de l’église arménienne.

Deux catastrophes naturelles auront raison de sa beauté. En effet, en 1319, un séisme a malheureusement détruit sa coupole. Puis, en 1988, le séisme de Spitak a entraîné l’effondrement de son angle nord-ouest. C’est donc sans surprise que la cathédrale fait partie de la liste des édifices en danger du Fond mondial pour les monuments, mais fait aussi l’objet d’un projet de conservation mené par le ministère turc de la Culture.

Selon les informations qu’a pu se procurer l’Agence Anadolu, la cathédrale sera restaurée conformément à sa structure d’origine. Le directeur du musée de Kars, Necmettin Alp, a d’ailleurs confié à l’organe de presse que, si la restauration de la cité se poursuit, celle de la cathédrale devrait commencer à la fin du mois.

Camille Saulas

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