Economie, International

Révolution électrique sur les mers

Nous poursuivons notre croisière dans les eaux de l’économie turque et je consacrerai les deux ou trois prochains articles à la mer, aux produits de la mer et de l’aquaculture. Entamons notre voyage par l’une des priorités du commerce international, à savoir le transport maritime.

Aux alentours de 100.000 navires, flottant sur les mers et océans du globe terrestre, constituent la colonne vertébrale du commerce et du tourisme internationaux.

La plupart de ces navires qui transportent sans arrêt des passagers et de la marchandise de par le monde sont munis de moteurs diesel des plus traditionnels.

Mais la quête ces 20 dernières années pour un environnement propre et le développement de la sensibilité et de la responsabilité écologiques ont poussé les hommes et femmes travaillant pour le transport maritime vers de nouvelles recherches et inventions. Par conséquent, nous sommes en face d’une ère nouvelle avec des navires dotés de systèmes de propulsion électrique respectueux de l’environnement.

Actuellement, les technologies de batteries et d’accumulateurs en vigueur ne permettent pas un voyage intercontinental. Néanmoins, les navires avec le système  de propulsion électrique sont perçus comme le futur du transport maritime.

Les compagnies spécialisées dans la production de navires cherchent à promouvoir encore davantage les bateaux à propulsion électrique. Malgré cela, seulement quelques marques « géantes » sont parvenues à effectuer cette transformation sur le marché. Parmi celles-ci, on peut évoquer ABB,  Rolls Royce, Siemens, Wartsila, GE, mais aussi une compagnie turque, Elkon, que le secteur est fier d’appeler « le poisson rapide ».

Elkon a été fondé en 1981 pour la construction d’équipements électriques marins de basse tension et des systèmes d’automation. La société contribue aujourd’hui à la construction des navires électriques desservant les plus grands ports du monde. Avec un chiffre d’affaires annuel de 20 millions d’euros et avec plus de 50 ingénieurs électriques en son sein, Elkon est reconnu comme étant la compagnie la plus active dans le secteur de la construction navale.

En prenant en considération les sensibilités des pays scandinaves dans leur lutte contre les émissions de carbone dans les mers et contre les déchets sulfuriques, Elkon a décidé de fonder une compagnie en Norvège : Elkonor. La compagnie réalise, avec son centre de recherches et d’innovations en Turquie, des projets audacieux dans un marché norvégien de 10 milliards d’USD dans le domaine de la construction de navires.

Un navire à système de propulsion électrique est un bateau avançant avec des moteurs électriques au lieu de machines à combustion interne.  L’énergie électrique est fournie par les générateurs GPL ou diesel, se situant sur le navire, ou bien par des batteries chargées par des sources renouvelables sur la surface. L’on peut aussi apporter une combinaison hybride des deux mécanismes.

Les navires à système de propulsion électrique n’utilisant pas de machines à combustion interne sont parfaitement écologiques et respectueux de l’environnement maritime. Ils ne rejettent pas de déchets sulfuriques et d’oxyde de nitrogène et n’émettent pas de dioxyde de carbone.

Personnellement, je suis fier de constater qu’une compagnie turque puisse se hisser dans les hautes sphères d’un secteur nécessitant innovation et haute technologie. Si Elkon se concentre sur le marché norvégien et scandinave, l’on constate un certain intérêt pour ce genre de navires dans les pays méditerranéens et notamment en France, en Espagne et en Italie. Voilà donc un nouveau domaine de coopération entre la Turquie et ses amis méditerranéens.

Eren Paykal

 

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