Art, Cinéma, Découverte, Société

« Rojda », un court-métrage franco-turc tourné à Istanbul

En partenariat avec l’Institut français à Istanbul, le Lycée Sainte Pulchérie organisait mercredi 1er novembre la projection du court-métrage « Rojda », produit et réalisé par deux étudiantes de la Fondation Européenne pour les Métiers de l’Image et du Son (FEMIS).

Alors que la musique vient à peine de commencer, on aperçoit des mouettes virevoltant au rythme des vagues. Petit à petit, on reconnaît le Bosphore et son agglomération. Umut, jeune adolescent stambouliote, vit dans un quartier populaire de la ville. Entre deux parties de foot avec ses amis, il rêve de devenir joueur professionnel. Un jour, alors qu’il emmène le scooter de son frère dans un garage, il fait la rencontre de Rojda, une jeune fille au style garçon manqué, que ses amis ne se gênent pas de critiquer. Malgré les obstacles, les deux personnages vont continuer à se voir et à construire une relation que l’on devine amoureuse…

Derrière ce scénario au caractère quelque peu naïf se cache un message bien plus fort. Céline Baril, la réalisatrice franco-turque, nous explique qu’il lui tenait à cœur de tourner dans la ville où elle a grandi, en intégrant à une histoire d’amour « le contexte politique particulier dans lequel se trouve aujourd’hui la Turquie ».

Tourné en 2017, « Rojda » est la première expérience de réalisation de Céline Baril. Après avoir effectué sa scolarité au Lycée Pierre Loti d’Istanbul, elle entre en classe préparatoire de cinéma, à Nantes. Elle valide ensuite une licence à la Sorbonne nouvelle (Paris), et entre à la FEMIS en 2012, d’où elle ressort avec un diplôme de directeur de la photographie.

Par la suite, la jeune réalisatrice envisage de prolonger cette expérience. Avec la productrice du film, Julie Colly, étudiante en section co-production à la FEMIS, elles sont actuellement en train de programmer la diffusion du film dans diverses régions du monde.

Céline Baril élabore actuellement d’autres projets de réalisation. Sans nous en dire plus, elle nous confie tout de même : « A l’avenir, si je réalise un long-métrage, ce sera forcément en Turquie. »

Julia Prioult

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *