Sport, Tennis

Roland Garros 2017 : un ballet pas si classique

Lorsqu’arrive la quinzaine de Roland Garros, il se trame une orchestration bien minutée. Que ce soit sur le court Philippe Chatrier ou dans les allées, un spectacle des plus surprenant commence alors.

L’ÉLÉGANCE À LA FRANÇAISE

N’en déplaise à Casse Noisette ou au Lac des Cygnes, Roland Garros est un chœur des plus millimétré. Entre rigueur et grâce, le tournoi nous offre chaque année un divertissement plus que élégant.
Et c’est lors de cette cinquième journée que sur les courts se déroulait un ballet assez singulier. Celui des pieds, qui glissent langoureusement sur la terre battue bien humide, ou encore le claquement des raquettes à chaque volée. Et c’est Gaël Monfils qui s’est présenté comme le premier danseur du tournoi. Et pour cause, ce dernier a achevé tout en finesse son adversaire le brésilien Thiago Monteiro 6-1 / 6-4 / 6-2, brillant tel une danseuse étoile en plein exploit acrobatique.

UN NOUVEAU CORPS DE BALLET

Néanmoins, il n’est rien sans la petite chorégraphie bien orchestrée des ramasseurs de balle. Bras en l’air, jambes tendues, et ne surtout pas oublier de faire patiner les petites pépites jaunes. Les arbitres, eux aussi y participent. Après un cri perçant clamant : « fauuute !!! », ces derniers se replacent aussitôt en chœur en position d’attente. Personne ne fait un pas de travers, tout est parfaitement coordonné et synchronisé.

Même le public s’y met. Chaque applaudissement, encouragement ou « Ola » est à chaque fois harmonisé. En effet, c’est lors du match Stan Wawrinka, face à Alexandr Dolgopolov que le public a affirmé sa clameur. Un engouement lui a valu la victoire 6-4 / 7-6 / 7-5, en 2h34.

Il s’agit alors d’un ballet bien ordonné que Charles Garnier, grand architecte de l’Opéra de Paris, aurait sans doute admiré.

Daniel Latif
Photo : Jan McIntyre

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