Société, Sport

Samsung Bosphorus : Portrait d’Ekin Çankal, cette jeune athlète qui a participé à l’événement pour la troisième fois

La course de natation intercontinentale Samsung Bosphorus est organisée par le Comité olympique turc depuis 1989. Cette année, cet événement sportif unique au monde a eu lieu le 21 juillet. À cette occasion, des nageurs du monde entier se sont lancés tête la première dans un parcours de 6,5 km, qui débute de Kanlıca, sur côté asiatique d’Istanbul, pour se terminer au parc Kuruçeşme Cemil Topuzlu, sur la rive européenne.

Ce week-end, l’équipe d’Aujourd’hui la Turquie a suivi dans cette aventure l’une de ses chroniqueuses : Ekin Çankal. Cette jeune juge et athlète expérimentée a accepté de nous accorder un peu de son temps précieux pour une interview avant de se lancer dans le grand bain.

Une compétition symbolique

La natation n’a pas toujours eu la place qu’Ekin Çankal aurait aimé lui donner dans sa vie. « Toute ma vie, j’ai dû trouver un équilibre entre la pratique du sport, principalement la natation, et mes études. Ainsi, privilégiant toujours mes objectifs professionnels à la natation, je n’ai jamais pu m’y consacrer pleinement », avoue cette dernière avant de nous expliquer que c’est plus tard, en effectuant un stage en tant que juge, qu’elle a pu accorder davantage de temps au sport.

 « J’avais plus de temps libre, ce qui m’a permis de m’investir un peu plus dans le sport, et c’est à cette période que j’ai entendu parler de cette course de natation intercontinentale qui, en tant que Stambouliote et amoureuse du Bosphore, a évidemment une résonnance symbolique très forte pour moi », déclare cette jeune sportive aux yeux pétillants.

Une aventure humaine plus qu’une compétition sportive

« Ce qui m’intéresse dans cette course c’est l’aventure, le fait d’arriver au bout de la course et de me surpasser. La performance m’intéresse moins », soutient celle qui ne cesse de se lancer de nouveaux défis et qui compte bien ne pas s’arrêter là : « En réalité, j’aimerais ritualiser cet engagement dans ma vie pour pouvoir à 60 ans y participer encore et être fière d’avoir pu concourir tous les ans, et ce peu importe les conditions ».

Alors qu’on l’interroge sur son entrainement à quelques jours du grand départ, c’est avec surprise que l’on apprend qu’Ekin Çankal ne suit pas « de préparation spéciale », mais qu’elle « essaie simplement de garder une bonne hygiène de vie » afin de conserver son « équilibre intérieur. »

Pour cette chroniqueuse d’Aujourd’hui la Turquie, cette compétition est « un moment festif qui réunit non seulement des athlètes de haut niveau venus du monde entier, mais aussi des personnes âgées, des familles ». « Je m’épanouis à chaque fois que j’y participe du fait de cette ambiance conviviale. C’est pour cela que j’y participe pour la troisième fois », nous confie Ekin Çankal.

Avant d’entreprendre cette course exceptionnelle, la nageuse est déterminée : « À la différence de mes autres participations, j’ai acquis cette année une plus grande expérience, notamment par rapport à l’approche tactique de la course. Par exemple, il est conseillé de capter un courant froid venu de Bulgarie qui traverse le Bosphore afin de se faire porter. À l’inverse, il est déconseillé de nager trop près du large afin de ne pas faire du surplace en raison des courants. Je vais tout faire pour garder ça en tête ».

Ce dimanche 21 juillet, nous étions heureux et fiers de la voir franchir la ligne d’arrivée !

Alexandre Gassier

 

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