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Galatasaray est-il sorti de l’enfer ?

Le début de saison du GSK était à faire rire les supporters de Fenerbahçe. Désormais éliminés de la Ligue des Champions et incertains de jouer l’Europa, les joueurs de Cesare Prandelli n’étaient pas non plus particulièrement éblouissants en Süper Lig. Gagnant sans convaincre, flirtant sur le fil incertain de la victoire. Mais le plus compliqué dans cette affaire, c’est proprement de comprendre d’où provient le problème. Alors, à qui la faute ?

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Il y a eu le départ de Didier Drogba qui, bien qu’en fin de carrière, faisait beaucoup de bien, à la différence d’un Umut Bulut plus figurant que décisif sur le terrain. Alors que lors du dernier mercato Diego Ribas rejoignait Fener et que Besiktas enregistrait les arrivées de joueurs établis comme Demba Ba ou José Sosa, les transferts de Galatasaray eux n’enthousiasmaient pas grand monde. On parle là d’un Goran Pandev vieillissant et d’un Blerim Dzemaili assez quelconque, pas vraiment les noms les plus marquants des dernières belles années du Napoli. Le premier, certes intéressant comme joker, se limite justement au rôle de joker. Or, quand on est un club comme le GSK, et d’autant plus quand on est soumis au quota sur les joueurs étrangers, pourquoi tabler sur un Pandev, certes volontaire et capable de coups d’éclats, mais ni constant, ni très adroit ? Quant à Dzemaili, on le connaît davantage en Serie A pour son antijeu que pour sa qualité technique.

Parlons de Sneijder, puisqu’on ne peut pas ne pas l’évoquer, Ce 10 est sans aucun doute l’un des meneurs de jeu les plus talentueux de la décennie en cours, mais force est de constater que les belles prestations que nous sort le hollandais s‘inscrivent au milieu d’une masse de matchs dans lesquels il passe quasiment inaperçu. On évoque pourtant là un très grand joueur, mais ce même très grand joueur apparaît bien trop dilettante, choisissant ses rencontres et ses buts à l’avance, car il le peut, il est au dessus, bien au dessus, mais en vain, malheureusement. Puisqu’on parle de cadres, énonçons le cas de Felipe Melo, qu’on adule et adore mais qui, quand il s’agissait de faire ses preuves en Italie, était toujours ailleurs. Soit trop brutal – pris de colères soudaines – soit clairvoyant et efficace, en somme, encore une fois, aucune constance, je ne sais pas s’il s’agit d’un fait hasardeux, mais ça rime avec contenance.

Prendre quatre buts dans son propre stade le 22 octobre face au Borussia Dortmund n’aura pas aidé le mental des joueurs. Quatre jours plus tard, c’est sur la pelouse de l’Istanbul Başakşehir qu’ils encaissent à nouveau quatre pions. Inutile de rappeler le début du mois d’octobre et la défaite 1-4 subie à l’Emirates Stadium, ni le retour face à Dortmund où les filets, comme victimes d’un sortilège, tremblèrent encore à quatre reprises. La défense est horrible, il n’y a pas d’autres mots. Des boulevards apparaissent ça et là pour les bonheurs successifs de Welbeck, d’Aubameyang, de Sanchez ou de Reus. Prandelli, qui peinait à établir un système de jeu, ne semblait pas posséder le bon moteur pour faire rouler sa voiture mais, si seulement il avait pu introduire la bonne clé dans la fente, peut-être serait-il parvenu à débloquer son volant.

L’histoire aura été différente, Prandelli n’est plus là, mais que vaut réellement l’effectif de Galatasaray ? Affaire à suivre..

 

1 Comment

  1. pol001

    Bonjour. Cette formation à jouer 2 fois les huitièmes de finale de la ligue dès champions . Monsieur
    prandelli n à aucune connaissance de la superligue et de plus il a refusé un adjoint turque.
    Et il ne devait pas avoir peur de laisser sneijder sur le banc pour marquer les joueurs.

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