International, Politique

Second débat de la primaire de la gauche

Dimanche 15 janvier, à une semaine du premier tour de la primaire de la gauche, les sept candidats ont débattu une seconde fois sur le plateau de BFM-TV, RMC et i-Télé. Un second débat encore très policé.2017-01-15 17.47.07Si les journalistes de BFMTV et d’iTélé, qui animaient le second débat de la primaire de la gauche, voulaient un débat plus polémique que le premier, il n’en fut rien. Les sept candidats de gauche ont « débattu » dans le consensus, au grand désarroi des téléspectateurs qui s’attendaient à davantage de passe d’armes.

L’ambiance sur le plateau est loin de celle dont on a été habitué lors de la primaire de la droite et du centre. Malgré quelques désaccords, les candidats en lice se sont montrés tolérants et respectueux les uns envers les autres et se sont même rassemblés quand il était question de faire la critique du bilan du quinquennat de François Hollande qui, on l’a vu, continue à les obséder.

Ainsi, sur le dossier des affaires étrangères qui a ouvert le débat, Donald Trump est loin d’avoir suscité d’affrontements. En revanche, Vincent Peillon, rejoint par Sylvia Pinel qui soutient un droit d’asile européen, n’a pas hésité à fustiger la politique du gouvernement de François Hollande en dénonçant la gestion de l’accueil des réfugiés. Mais ce dernier s’est opposé à Arnaud Montebourg et à Benoît Hamon sur le dossier de la politique budgétaire européenne.

L’écologie fut aussi l’occasion de constater qu’il existait des divergences de vue entre les candidats notamment sur l’interdiction du diesel et la sortie du nucléaire.

Au niveau de la politique interne du pays, pas d’accord en vue en ce qui concerne la légalisation du cannabis alors que l’éducation ne fut pas l’occasion de grandes confrontations.

En définitive, le consensus a dominé les échanges malgré certains désaccords. Seul l’ancien Premier ministre, Manuel Valls, défendant son bilan, s’est retrouvé véritablement isolé sur de nombreuses questions et particulièrement sur la politique étrangère et la laïcité.

Pour conclure et rester fidèles au ton de tout ce débat, les candidats ont tous assuré qu’ils soutiendraient le vainqueur de la primaire. Dimanche, « La belle alliance populaire » a bien porté son nom, mais ce débat n’aura pas permis de distinguer les candidats les uns des autres et encore moins aidé les électeurs à faire leur choix.

Camille Saulas

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