Gastronomie, Société

Le simit fait son entrée dans le dictionnaire d’Oxford

Il est l’équivalent du croissant en France, du bretzel en Allemagne ou des bagels aux États-Unis ; le simit turc a fait son entrée dans le dictionnaire d’Oxford, une véritable consécration pour un aliment faisant partie intégrante du patrimoine culinaire turc.

Plus qu’un simple pain recouvert de graines de sésame, le simit est réellement un emblème de la Turquie, bien qu’il soit également très présent dans des pays comme la Grèce ou d’autres nations des Balkans.

Ces petits pains qui ont la forme de bagels sont omniprésents dans les rues des villes turques. À Istanbul, il n’est pas possible de marcher plus de cinq minutes sans croiser l’une de ces petites charrettes ambulantes dans lesquelles sont vendus les simits.

Généralement, il se mange nature, sauf au petit déjeuner où il est accompagné de gelée, de confiture ou de fromage.

L’origine du mot simit remonterait au XVIe siècle et serait issue de la langue arabe et plus précisément du mot « samid » qui signifie « pain blanc ».

Les Turcs sont si friands de ces petits pains circulaires que presque un million de simits sont vendus chaque jour !

En revanche, la Turquie ne produit pas assez de graines de sésame pour produire ces derniers, si bien qu’elle est obligée d’avoir recours aux importations. Les Turcs consomment en effet 150 000 tonnes de graines de sésame chaque année, mais n’en produisent que 15.000 à 16.000 tonnes. Les producteurs de simits ont donc recours aux importations, en particulier en provenance du continent africain.

Quoi qu’il en soit, l’absence de sésame ne coupera pas l’appétit des Turcs pour ces petits pains vieux de plus de cinq siècles.

Victor Mottin

 

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