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Le site de Göbeklitepe en Turquie entrera bientôt à l’UNESCO

Le site archéologique de Göbeklitepe situé dans le sud-est de la Turquie, dans la province de Şanlıurfa, s’apprête à entrer dans la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO.Ce site fut découvert en 1963 dans le cadre d’études menées par des chercheurs de l’Université d’Istanbul et de Chicago lors d’un projet commun « Recherches préhistoriques dans l’Anatolie du Sud-Est ».

Göbeklitepe est considéré comme le temple le plus ancien au monde, remontant 12 000 ans avant notre ère, faisant partie de l’époque néolithique. Le site est composé d’environ 20 structures, rondes et ovales, atteignant 30 mètres de haut.

Les résultats des fouilles et des enquêtes ont montré que le site de Göbeklitepe était un centre de réunion majeur, composé de structures monumentales construites à des fins cérémoniales.

Il a d’abord été mentionné en 1980 dans l’article de Peter Benedict intitulé « Travaux de sondage dans l’Anatolie du Sud-Est », mais son importance n’a pas été remarquée. En 1994, le site a été visité et décrit par Klaus Schmidt, scientifique de l’Université de Heidelberg. C’est seulement à ce moment que le caractère monumental du site a été reconnu. Ainsi, des travaux archéologiques complets ont été réalisés depuis 1995.

Depuis 2011, Göbeklitepe est sur liste d’attente pour entrer officiellement dans la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO, chose qui devrait se faire une fois les rénovations achevées. Des travaux sont en cours, dont un toit en acier de 4000 m² pour protéger le site.

Le directeur du Tourisme et de la Culture de la Province de Şanlıurfa, Aydın Aslan, a déclaré que Göbeklitepe était un site archéologique important qui a en grande partie changé l’histoire archéologique du monde, ajoutant que des fouilles étaient toujours en cours dans la région.

Il a également annoncé que les travaux concernant le toit devraient être terminés pour le 15 juillet : « Le toit sera achevé à partir du 15 juillet et l’espace sera ouvert aux visiteurs ». La priorité de ces travaux est la protection du site de Göbeklitepe. Le coût de ceux-ci s’élève à environ 600 000 euros, des fonds considérables fournis par la Turquie et l’Union européenne.

Le chef des fouilles de Göbeklitepe, Celal Uludağ, a expliqué qu’elles seraient retardées en raison de la construction du toit. Il a ajouté que la protection de ce site historique est primordiale et que de nouvelles découvertes pouvaient être faites durant les fouilles à venir. Des fouilles sont d’ailleurs prévues dans toute la région pour de nombreuses années.

« Nous commencerons les fouilles une fois le projet du toit achevé. Nous pensons pouvoir continuer de faire des fouilles durant de longues années. Jusqu’à présent, sept temples ont été découverts dans la région et bien d’autres sont en attente d’être dénichés. Il est important de protéger et de partager ces découvertes. Désormais, notre priorité est de protéger les découvertes actuelles », confie Celal Uludağ.


Solène De Faria Conto

 

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