Art, Culture

Solange Greco, une artiste haute en couleur

Le vernissage de la deuxième exposition de Solange Greco da Fonseca, épouse du Consul général du Brésil à Istanbul, a eu lieu ce mardi 14 juillet à la Iso Art Gallery d’Istanbul. Une véritable ode à sa population, qu’elle apprécie particulièrement.

Solange-Greco-parmi-ses-invités-exposition-2

Ambiance cosy. Petits fours. Bossa Nova. L’exposition de Solange Greco est une véritable et surprenante parenthèse de grâce brésilienne au cœur du bouillonnant quartier de Beyoğlu. C’est la deuxième fois en trois ans que l’artiste a la chance d’exposer son travail. Pleine de vie, à l’image de ses toiles, elle accueille avec bonheur et enthousiasme ses invités venus en petit comité. Ils découvrent un nouvel Istanbul, loin des photographies de carte postale, magnifié à travers la subjectivité de Solange Greco. Son style : l’expressionnisme réaliste. « Même si rien n’est vraiment cadré » sourie-t-elle. « C’est avant tout le plaisir qui me motive. » Lorsque l’on observe Solange Greco, il est en effet  clair qu’elle n’est pas le genre de femme qui se laisse enfermer dans des cadres. Bien au contraire, elle n’a pas peur de franchir les frontières et allier les contraires.

Une invitation au voyage

C’est aux alentours de 13 ans que l’artiste, originaire de Sao Paolo, commence à développer sa fibre artistique. A sa sortie des Beaux-Arts de l’université, elle épouse un jeune diplomate et emménage à Brasilia. Pour autant, cette installation n’est pas synonyme de fin prématurée de carrière pour la jeune femme. Bien au contraire, elle suit son mari dans ses différentes affectations à travers le monde. Brésil, Suisse, Chili, Salvador, Portugal, Italie, Finlande, Angleterre : chaque pays, chaque couleur locale, chaque culture spécifique va inspirer son art. Tout autant, voire plus, que les grands maîtres expressionnistes. Elle prend soin de ne pas oublier ses habitants, souvent représentés dans les toiles. La spécificité d’Istanbul ? « Ici les gens sont très colorés, très sympas », explique-t-elle. « Et c’est un peuple qui travaille beaucoup. C’est pourquoi j’essaie de donner le meilleur, de faire de mon mieux » explique-t-elle. Un respect confirmé par son mari, le Consul général du Brésil : « Je pense que son travail montre à quel point nous sommes bien ici à Istanbul auprès du peuple turc » affirme-t-il.

Un mélange de couleurs et de nationalités

Shine-Ito-devant-Simit-Sell-expositon-3

Shine Ito devant Simit Sell

Les invités présents au vernissage sont à l’image du parcours original de l’artiste. L’Iso Art Gallery est devenue, le temps de quelques heures, une petite Tour de Babel, dans laquelle se côtoient toutes les nationalités. Les compliments fusent dans toutes les langues : « Parabens ! », « Felizitation ! », « Congratulations ! ». Si le vernissage est une occasion pour beaucoup de se retrouver entre amis, tous contemplent avec intérêts les morceaux de vie saisis par l’artiste. C’est le cas notamment de Shine Ito. La jeune asiatique, qui travaille au Consulat, admire particulièrement Simit Sell, représentant de manière originale un vendeur et son chariot. « Je trouve les couleurs magnifiques, très expressive. Je pense que c’est ma favorite » nous dit-elle. La critique la moins objective, mais peut-être la plus précieuse, vient de son premier admirateur, son mari : « Je suis très fière d’elle » s’exclame-t-il, « ses peintures sont riches, de couleurs et de personnages ». Et lorsque l’on lui demande de choisir sa toile préférée : « Franchement c’est trop dur. Je les aime toutes. »

Antoine Rolland

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *