International, Politique

Sommet de l’Union européenne à Bratislava

Un sommet informel de l’Union européenne a eu lieu vendredi 16 septembre à Bratislava en Slovaquie. C’était le premier conseil des dirigeants européens sans la présence de la Grande-Bretagne qui n’était pas conviée.2016-09-18-16-06-50 C’est après le référendum du 23 juin, où les Britanniques ont voté pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, que les États membres ont décidé de se réunir lors d’un conseil informel à la mi-septembre.

L’absence de la Grande-Bretagne 

L’Union européenne avait besoin de ce conseil pour se relever après l’annonce du « Brexit ». Ce référendum a en effet été l’évènement de trop pour cette union de plus en plus désunie. Ce sommet informel visait donc à remettre sur pied l’Union européenne en mettant en place des projets concrets et solides.

Le « Brexit » a été le révélateur de ce que ressentent une partie des citoyens européens. Le sommet de Bratislava avait donc pour ambition de redonner confiance à toute la population de l’Union européenne.

Qu’on le veuille ou non, l’exclusion de la Grande-Bretagne marque un réel tournant. Il est maintenant clair que l’Union européenne veut passer à autre chose, prendre un nouveau départ, mais est-ce une raison suffisante pour ne pas convier l’un de ses membres fondateurs qui est encore l’un de ses membres ? Surtout quand on sait qu’il est d’usage d’inviter des non-membres de l’Union européenne lors de sommets informels comme celui-ci – la Turquie avait été invitée lors du sommet à Bruxelles le 7 mars dernier -, et que le Royaume-Uni n’a pas encore signé l’article 50 du traité de l’Union européenne qui encadre les conditions de l’éventuelle sortie d’un État membre.

Une Union européenne affaiblit

La crise migratoire qui s’est accentuée depuis 2015 de façon dramatique est une illustration concrète des divisions qui règnent au sein de l’Union.

Les dirigeants de ses pays n’ont pas su se mettre d’accord sur une politique commune contre les passeurs qui mettent en dangers toutes ces vies au quotidien. Ils n’ont pas non plus su aider économiquement les pays d’origine des migrants à se développer.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a donc déclaré au début de ce sommet qu’il fallait faire de la sécurité intérieure et extérieure – aux portes de l’Europe – une priorité. Car la question migratoire est l’une des préoccupations premières des concitoyens européens.

Un sommet axé sur la sécurité et la défense  

Le terrorisme islamique s’avère malheureusement être la préoccupation première. Ainsi, pour montrer que l’Union européenne est plus soudée que jamais, des projets tels que la création d’un quartier général militaire à Bruxelles, ou encore la mise en place d’un nouveau corps de gardes-frontières pour un meilleur contrôle de l’immigration ont été soulevés.

Lorsque François Hollande, président de la République française, s’est exprimé, il a notamment exposé la nécessité de faire en sorte que le droit d’asile soit respecté, et de mieux organiser le retour de ceux qui ne peuvent pas rester, à savoir les migrants dont la requête n’a pas été acceptée.

Les dirigeants des pays de l’Union européenne se sont donc fixé une date limite de réflexion. Ils doivent exposer leur projet final en mars 2017, date du 60e anniversaire du Traité de Rome.

Pascale-Mahé Keingna.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *