Economie, International, Politique

Sommet du G20 de 2017 : le bilan

Le douzième sommet du G20 s’est tenu les 7 et 8 juillet à Hambourg en Allemagne. L’objectif de ce groupe créé en 1999 est de permettre la concertation et le dialogue des pays qui ont un poids économique croissant. Les chefs d’État et de gouvernements se réunissent depuis 2008, faisant du sommet un événement majeur de la gouvernance mondiale. Cette année, en plus de tâcher de travailler dans un contexte international dense, le climat et l’énergie ont été les enjeux principaux.

Les faits marquants

Le président américain Donald Trump, isolé sur la question climatique, s’est éclipsé pendant la session relative à ce sujet afin de s’entretenir avec son homologue russe Vladimir Poutine. Pendant plus de deux heures, ce qui constitue leur première rencontre bilatérale et le moment fort du sommet a permis d’évoquer la Corée du Nord, l’Ukraine, la Syrie, la lutte contre le terrorisme et la cyber sécurité.

Alors que le roi Salmane d’Arabie saoudite manquait à l’appel, le refus de la chancelière allemande Angela Merkel de laisser le président turc Recep Tayyip Erdoğan rencontrer les citoyens en marge du sommet a aggravé les tensions qui se développent entre les deux pays. Leur rencontre a permis d’exprimer des divergences profondes.

Cette réunion multilatérale a été minée par les désaccords et tensions qui se multiplient depuis un an, mais utiles au dialogue bilatéral.

Un événement critiqué

Ce sommet a permis d’exprimer plusieurs orientations sur des enjeux actuels comme le rôle des femmes, le partage de la croissance ou encore le développement en Afrique. En terme de stratégie, ce type de réunion reste une bonne plateforme de communication à l’égard des opinions publiques et l’occasion, tout du moins pour les pays présents, de défendre leurs intérêts politiques et économiques.

Les manifestations d’ampleur qui ont dégénéré dans la ville hôte rappellent le scepticisme voire l’hostilité d’une partie des citoyens à l’égard de ces sommets et l’ordre économique mondial qu’ils symbolisent. L’amateurisme du président américain et la menace du président turc de ne pas ratifier l’Accord de Paris soulèvent des interrogations quant à la pertinence et aux résultats de ces évènements coûteux.

Reste à voir les retombées de ce sommet à court terme, comment se déroulera la prochaine édition et si ce format finira par être repensé.

Kiymet Altan

 

 

 

 

 

 

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