Economie, Environnement, Société

Une start-up turque innove en produisant une bactérie « mangeuse » de plastique pour lutter contre la pollution

La Turquie a utilisé 3,5 millions de tonnes de matières premières plastiques au cours du premier semestre 2019, soit une quantité énorme, d’autant plus que le pays n’est que peu ou pas équipé pour orchestrer le recyclage des déchets.

Une bactérie pour résoudre ce problème ?

Une start-up turque a produit une bactérie, appelée « PETman », capable de rompre les liaisons moléculaires de l’un des plastiques les plus utilisés au monde, le polyéthylène téréphtalate, également appelé PET ou polyester.

« PETman est une enzyme de rupture de plastique qui a été produite en s’inspirant d’autres bactéries de rupture de plastique. Elle résulte d’un transfert d’ADN à une autre bactérie capable de produire des résultats très rapidement. Il a été produit grâce à la reprogrammation génétique de bactéries » , a expliqué Begüm Esra Aytan, fondateur de la start-up GeneOn, au quotidien turc Hürriyet.

Une avancée scientifique qui permettrait de réduire l’impact écologique de la Turquie, mais qui pourrait également lui conférer un avantage économique. En effet, seulement 13 % du plastique est produit localement si bien que la Turquie est obligée d’avoir recours aux importations. Or, le recyclage des plastiques peut réduire le déficit commercial de la Turquie et lui permettre de garder une bonne santé économique.

Victor Mottin

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