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Tout va changer…

Ce qui je constate, mais aussi ce qui je propose :

Rien ne sera-t-il plus comme avant ? À chaque grande crise, il y a eu des changements majeurs pour les travailleurs.

En revanche, il y a une chose qui ne change pas : l’augmentation des prix et du coût de la vie. Les consommateurs payent toujours davantage les produits alimentaires, mais également les produits de première nécessité au sens large.

Il faut que tout change en faveur des travailleurs afin qu’ils puissent vivre mieux.

Le gouvernement d’Emmanuel Macron, après avoir testé le pouls des électeurs français et après le premier tour des élections municipales, a immédiatement libéré 45 milliards d’euros pour traverser la crise sanitaire qui secoue le monde. L’argent est donc disponible, cela ne fait pas de doute. Il a toujours été là, mais le véritable problème se trouve dans les modalités de sa distribution.

Si la crise financière de 2008 a en réalité commencé dès l’été 2007, elle a connu son pic le 14 septembre 2008 avec les cessations de payements des banques américaines qui furent sauvées ou aidées par un plan de recapitalisation soutenu par la Réserve fédérale américaine (FED). Il s’est produit la même chose en Europe avec l’aide de la Banque centrale européenne (BCE) dans la zone euro.

Désormais, on reprend la même recette, indubitablement nécessaire. Néanmoins, il faudra surveiller la façon dont cette aide sera distribuée et qui en bénéficiera afin de ne pas reproduire le schéma de la crise de 2008 quand certaines aides reçues ont finalement été partagées entre les actionnaires de grands établissements à titre de bénéfices.

Avec cette crise actuelle, nous avons constaté la faillite de nombreux gouvernements successifs à travers le monde. Au nom de la rentabilité, c’est le système de santé qui a été sacrifié en diminuant fortement le nombre de lits et les équipements médicaux dans les hôpitaux publics.

Les États n’étaient pas prêts à ce type de scénario catastrophe digne d’une série de fiction ; ils semblent que nos gouvernements méconnaissent les scénarios des films hollywoodiens que nos chaines de télévision ne cessent de diffuser en boucle.

Après cette crise de la COVID-19, on constatera que certains se sont rempli les poches quand d’autres pointeront au chômage. Le taux de chômage va augmenter quand de nouveaux riches feront leur apparition et que nous constaterons des changements à la tête des grandes entreprises.

Si nous voulons véritablement sortir de cette crise, il faut laisser de côté le mot « rentabilité », au moins en ce qui a trait au domaine médical et à l’éducation. Nous avons besoin d’une vie sociale qui devrait être soutenue dans le bon sens par la collectivité, par l’État. Les entreprises médicales et éducatives privées devraient être sous le contrôle des États, et non pas sous le joug de Bruxelles ou d’autres organismes internationaux comme le FMI ou la Banque mondiale.

Une autre réflexion me vient en cette période d’épidémie. Nous constatons la faillite de la mondialisation en condition de gestion de crise. Ceci devrait déboucher à un meilleur contrôle de secteurs vitaux dans les moments de crise internationale comme celle que nous vivons. Enfin, il serait peut-être temps de revoir l’endettement des pays et de penser au taux d’intérêt zéro.

Dr. Hüseyin Latif

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