Economie, Environnement, International

Les Turcs favorables aux investissements étrangers dans les énergies renouvelables

Selon une étude réalisée en avril par E3G, un think tank indépendant sur le changement climatique qui vise à accélérer la transition mondiale vers une économie à faibles émissions de carbone, la majorité des Turcs sont favorables aux investissements étrangers dans les énergies renouvelables.

L’enquête « Une énergie propre, pas de charbon : l’opinion des citoyens sur les investissements étrangers » montre que les politiques énergétiques des gouvernements et les programmes d’investissement étrangers, qui favorisent actuellement le charbon, vont à l’encontre des préférences des citoyens en matière d’énergie propre.

L’enquête est considérée comme la première étude menée dans plusieurs pays de la Belt and Road Initiative (BRI), ou « nouvelle route de la Soie », sur l’opinion publique quant aux investissements étrangers. Celle-ci a été réalisée avant le second Forum de coopération internationale Belt and Road, qui s’est déroulée à Beijing du 25 au 27 avril, dans six pays de la BRI — Turquie, Vietnam, Afrique du Sud, Indonésie, Philippines et Pakistan — entre le 9 et le 17 avril 2019.

En Turquie, 475 femmes et 525 hommes ont participé à l’enquête. Parmi les personnes interrogées, 92 % étaient en faveur des investissements étrangers dans les  énergies renouvelables, un taux juste en dessous du Vietnam (95 %).

L’énergie solaire reste la ressource énergétique la mieux perçue en Turquie, comme dans les cinq autres pays. Une large majorité de citoyens turcs (83 %) ont déclaré préférer que les investissements étrangers se portent sur l’énergie solaire, tandis que 76 % des répondants préféraient qu’ils se portent sur l’énergie éolienne.

57 % des Turcs sont défavorables aux investissements dans le charbon. 56 % des répondants ont déclaré que les investissements dans le charbon sont liés à la pollution de l’eau et de l’air.

« Ce sondage montre clairement que les citoyens des pays de la BRI préfèrent que l’on investisse dans les énergies propres plutôt que dans le charbon. La Chine devrait maintenant collaborer avec les gouvernements, les entreprises et les investisseurs lors du prochain forum pour s’assurer que ces demandes sont satisfaites », a déclaré Nick Mabey, directeur général de E3G.

« Les citoyens de ces pays savent que le charbon ne fera qu’exacerber les problèmes de pollution de l’air, le changement climatique ainsi que les problèmes de corruption », a ajouté Nick Mabey.

Youssra Erraoui

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