Economie, International, Société

La Turquie et la France : ensemble pour le développement durable

Aujourd’hui se tenait tout un séminaire porté sur l’énergie, la croissance et l’écologie. À travers ces trois thèmes, c’est toute l’économie et la géographie des territoires qui se trouvaient scruté par des experts. Décryptage d’une journée tournée vers l’avenir au fil de la mission Vivapolis. 

Une organisation très maitrisée pour la collaboration des deux pays

L'Ambassadeur Laurent Bili

L’Ambassadeur Laurent Bili

L’ambassadeur de France en Turquie, M.Laurent Bili s’est présenté sur l’estrade sur les coups de 9h. Il a d’abord tenu à remercier tous le invités ayant fait le déplacement, une audience composée d’autant de français que de turcs parmi les quatre cents personnes présentes autour des murs de l’Hyatt Hotel d’Istanbul. Le diplomate a ensuite souligné l’importance d’une telle conférence pour la Turquie actuelle, une nation où le développement urbain se fait toujours plus fort. Pour faire face à ces nouveaux enjeux, c’est le groupe Ubifrance qui venait donc présenter la mission « Vivapolis », concept donné aux villes françaises incarnant le développement durable.

Vers des villes dynamiques

Dans la matinée, M.Christian Levy – représentant du Ministère de l’Ecologie – prenait la parole pour rappeler l’intérêt d’une croissance verte et soutenable, après lui, l’architecte Faruk Goksu s’est attaché à décrire les besoins d’Istanbul. Selon lui, urbanistes et sociologues se doivent d’unir leurs savoirs pour restructurer certains quartiers de la ville en désuétude. En parallèle, il souligne les efforts en recherche et développement portés par les domaines scientifiques pour créer des réseaux urbains efficients, intelligents et durables. Cependant, ce que l’on doit retenir de son discours réside plus sur la volonté qu’il émet concernant les trente-neuf sous-préfectures d’Istanbul. Pour aller de l’avant, il faut collaborer, obtenir et maintenir un cap de long terme qui ferait consensus.

Il n’y a rien d’impossible

C’est bien ce que tend à démontrer l’architecte français Jean-Michel Wilmotte, l’homme nous présente un florilège de projets sur lesquels il a pu travailler ces dernières années. De Paris à Lisbonne en passant par Saint-Pétersbourg, le français vient comparer certaines situations avant et après réhabilitation. On voit alors des bâtiments lugubres et sales devenir de beaux musées. Il y a là l’exemple même que la persévérance vient à bout de tous les problèmes. S’il rappelle le bel aménagement territorial d’Istanbul durant la décennie passé, notamment sur les aires piétonnes et le Bosphore, d’autres travaux sont à envisagés pour une ville qui ne cesse de grandir et par là, une ville en quête d’espace.

Greffe d’une ville sur sa propre cité

Vivapolis à Istanbul, vers le développement durable

Vivapolis à Istanbul, vers le développement durable

C’est là le paradoxe et la beauté du projet. Istanbul ne disparaitra pas mais son environnement changera, Istanbul conservera ses vestiges historiques et sa magnificence tout en obtenant un tissu urbain de qualité supérieur. Il faut donc trouver cette symbiose, cet équilibre, cette harmonie, et si elle concerne le territoire elle sera aussi de mise sur les équipes internationales à majorité composées de français et de turcs qui agiront sur ce projet.

Créer une rencontre entre Passé et Avenir

D’autres villes faisaient l’objet d’un débat, Izmir, Ankara ou encore Kayseri en Anatolie. Pour analyser les besoins de celles-ci, des représentants des villes de Bordeaux et de Marseille étaient là pour expliquer le cheminement des réhabilitations territoriales mises en œuvre récemment. Les villes étant responsables de 70% des émissions de gaz à effet de serre se doivent d’adopter une croissance soutenable et durable. Ainsi, des ingénieurs prenaient place sur scène pour évoquer les possibilités d’énergies renouvelables en Turquie et les moyens de lutte contre une pollution trop présente.

Savoir anticiper pour agir, c’est sûrement la leçon de cette journée. Chaque pays touristique se doit d’adopter des techniques de survie pour préserver un territoire de qualité.

Maxime Tettoni

1 Comment

  1. Cher monsieur
    Bonjour
    Nous sommes intéressés à partager avec vous sur les thèmes du développement durable et les énergies diversifiées.
    Bien à vous
    Jean Pierre Welo

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