Economie, International

La Turquie et le Japon visent un accord de partenariat économique d’ici 2020

La Turquie et le Japon veulent finaliser les négociations sur un accord de partenariat économique d’ici la fin de l’année 2019, a annoncé le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu, le 23 novembre.

 

C’est lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20 à Nagoya, au Japon, que ce dernier a annoncé que les deux pays avaient l’intention d’entériner l’accord de partenariat économique (APE) Japon-Turquie avant la fin de l’année.

Mevlüt Çavuşoğlu a ajouté que la réunion avec son homologue japonais, Motegi Tosimitsu, avait été fructueuse et que les deux hommes avaient discuté des relations bilatérales avec une attention particulière sur l’accord commercial.

Il a ajouté que les parties ont également convenu d’un accord de coopération technique entre leurs organismes d’aide publics respectifs, l’Agence turque de coopération et de coordination (TIKA) et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).

« Si Dieu le veut, notre volume d’échanges commerciaux augmentera et s’équilibrera davantage avec l’Accord de partenariat économique », a déclaré M. Çavuşoğlu

Le ministre turc a ajouté qu’il se rendrait au Qatar depuis le Japon, où la délégation turque, conduite par le président Recep Tayyip Erdoğan, participera à la réunion du Comité stratégique avec le Qatar.

Les relations entre la Turquie et le Japon sont florissantes. D’ailleurs, 2019 a été décrétée « année de la culture turque au Japon ». L’année dernière, le ministre turc des Affaires étrangères déclarait qu’il était très heureux que « le Japon ait commencé à jouer un rôle actif dans la résolution des problèmes mondiaux, y compris au Moyen-Orient », avant d’ajouter que « [la Turquie] attache de l’importance à l’aspect humanitaire des problèmes ». Cette même année, son ancien homologue japonais, Taro Kono, déclarait vouloir faire de la Turquie un partenaire stratégique dans des domaines comme la politique, l’économie, la culture et la gestion des catastrophes.

Évoquant les relations bilatérales de la Turquie en général, M. Çavuşoğlu a déclaré : « Que ce soit avec les États-Unis ou avec d’autres pays, nous privilégions toujours la diplomatie et la négociation pour parvenir à un accord, et ce peu importe le sujet. Cependant, nous n’acceptons jamais l’imposition, et nous ne permettrons à personne d’interférer dans notre souveraineté (…) Nous pouvons tenir des discussions à tout moment, sur n’importe quel sujet, sur la base du respect des droits souverains ».

Victor Mottin

 

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