Economie

Turquie : quelles performances économiques ?

En développement rapide, la Turquie est la plus grande économie nationale en Europe centrale et orientale. Aussi, à l’aube de 2015, les prévisions de croissance du produit intérieur brut du pays étaient établies à 3.0%. Analyse de la réelle croissance enregistrée lors du premier quart de cette nouvelle année.

turquie

Au quatrième trimestre de 2014, le produit intérieur brut (PIB) turc s’élevait à 0.7%. En Turquie, entre 1998 et 2014, le taux de croissance moyen du PIB égalait les 0.93%, avec toutefois une évolution phénoménale en 2009. En effet, le PIB est passé de -7.57% au 1er trimestre à +6.69% au deuxième. Par ailleurs, les taux de croissance du PIB en Turquie sont rapportés par l’Institut turc des statistiques.

L’économie turque a progressé de 0,7% pendant les trois derniers mois de l’année 2014. La croissance a été tirée notamment par la construction, l’agriculture, mais aussi par les secteurs de l’information et de la communication ainsi que par le marché de l’immobilier. Prise dans sa globalité, l’année 2014 a été témoin d’une croissance de 2.9%.

Les chiffres, bien que positifs, cachent toutefois une situation interne moins reluisante. En effet, la Turquie traîne un déficit du compte courant assez conséquent : les importations sont supérieures aux exportations, l’épargne est faible, la compétitivité reste insuffisante, le secteur informel demeure important et la main d’œuvre est relativement peu qualifiée. Ces facteurs expliquent en partie pourquoi le gouvernement a dû réviser son plan économique à moyen terme pour la période 2015-2017.

Le taux de croissance a été revu à la baisse, passant de 5% à 3% pour 2015, alors que, dans le même temps, les prévisions concernant l’inflation ont elles connu une hausse de 5% à 6,3%. Pour le vice-Premier ministre chargé de l’Économie, Ali Babacan, les trois priorités de la Turquie sont : la maîtrise de l’inflation, la lutte contre le déficit de la balance courante, correspondant concrètement au fait d’importer moins et d’exporter plus, et, finalement, la mise en place de réformes structurelles.

Les principaux secteurs d’activitéperformances

L’agriculture, secteur contribuant à près de 10% du produit national brut (PNB) en Turquie et employant près du quart de la population, souffre encore d’une faible productivité due principalement à sa gestion. Effectivement, le pays contient notamment de petites exploitations, et, qui plus est, seulement 11% du territoire turc y est dédié. Le blé constitue la principale récolte. Le pays est le premier plus grand exportateur de tabac au monde, et le premier producteur de noisettes (70% de la production mondiale). De plus, les ressources minières sont nombreuses mais peu exploitées.

L’industrie manufacturière, principale branche de l’activité industrielle turque, constitue quasiment 30% du PNB et emploie plus de 26% de la main d’œuvre locale. Les secteurs phares sont ceux du textile et de l’automobile.

Le secteur tertiaire, quant à lui, est en plein essor. Ainsi, il contribue à environ deux tiers du PIB. Le tourisme représente 4% du PIB avec approximativement 31 millions de touristes par an et près de 22 milliards de dollars de bénéfices, constituant ainsi l’une des plus importantes sources de devises pour le pays. La Turquie fait partie des dix destinations les plus fréquentées au monde.

Sara Ben Lahbib

1 Comment

  1. Melis Melek

    Bonjour, dans le cadre des mes études je suis actuellement en train de rédiger un rapport sur la Turquie et l’Union Européenne. L’article me parait très intéressant et complet. Pourrai-je avoir les sources utilisées dans cet article?

    Merci d’avance,

    Bien cordialement,

    Melis

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