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Un été inoubliable !

Nous passons un été très chaud et différent des autres. Bien entendu, aucun été ne se ressemble et, depuis quelques années, nous vivons des étés toujours plus chauds. J’aurai dû me saisir d’un thermomètre et mesurer la température des 14 étés que j’ai passés depuis la création d’Aujourd’hui la Turquie.

 

Le climat change, l’écosystème évolue, malheureusement négativement et artificiellement. Nous tentons de chercher le coupable alors que nous vivons dans une métropole de 15 millions d’habitants. Nous continuons pourtant à espérer un climat idéal pour la santé.

Cet été est on ne peut plus différent des autres. En Turquie, nous avons vécu un changement de régime. Depuis l’élection du 24 juin, le pouvoir politique installe un système présidentiel dont on apprend au fur et à mesure son fonctionnement.

Le Président Erdoğan vient de nommer ses conseillers les plus proches. Parmi eux, on compte Fuat Oktay, le premier vice-président, avec qui j’ai travaillé durant cinq ans lorsque j’enseignais à l’Université de Beykent… Un homme avec qui j’ai toujours eu une relation amicale.

Nous avons quitté l’Université de Beykent à une année d’intervalle. Fuat Oktay a rejoint Turkish Airlines puis il fut, durant plus de six ans, directeur du cabinet du Premier ministre. Je suis ravi de sa nomination à l’une des plus hautes fonctions de l’État et je l’en félicite.

Mais je disais que l’été s’annonçait chaud, même très chaud. Pendant que le pouvoir politique installe son régime de prédilection en Turquie, le principal parti d’opposition est en difficulté. En effet, le leader du CHP (Parti républicain de Peuple), Kemal Kılıçdaroğlu, a perdu les neuf dernières élections. Muharrem İnce, candidat malheureux de cette dernière présidentielle, a obtenu huit points de pourcentage de plus que son propre parti, mais a aussi atteint un score qui n’avait pas été réalisé depuis plus de 41 ans par un candidat issu du CHP. Rappelons qu’en 1977 le CHP avait obtenu 41,3 % des suffrages et avait été obligé de diriger le pays avec un gouvernement minoritaire.

Désormais, Muharrem İnce, fort de la puissance de ses meetings et de sa capacité à réunir plus de 20 millions de Turcs, souhaite diriger le parti. Si ce n’est Kemal Kılıçdaroğlu, les autres dirigeants du parti ne souhaitent pas céder leur place et martèlent donc qu’il est nécessaire d’attendre l’élection qui se déroulera dans huit mois, plus précisément en mars 2019.

Nous avons vécu la Coupe du monde 2018 en Russie. Durant la finale, les vingt premières minutes ont été difficiles pour les bleus. Finalement, l’équipe de Didier Deschamps, qui a lui-même été champion du monde en 1998, a gagné la Coupe vingt ans après leur première consécration.

À qui profitera la Coupe du monde ? Cela aurait pu être bénéfique au président de la République, mais tout laisse à penser le contraire.  Pourtant présent lors de la finale, sa cote de popularité baisse. Par ailleurs, cette victoire ne suffira pas à faire disparaître les inégalités, à diminuer le taux de chômage et à enrayer d’autres problèmes économiques.

Dr. Hüseyin Latif, directeur de publication

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