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Un leader présumé d’Al-Qaïda tué dans une frappe aérienne en Syrie

Le Pentagone a annoncé le 21 juillet avoir éliminé Mohsen Al-Fadhli alors qu’il était en déplacement près de Samarda, au nord-ouest de la Syrie. Il était le chef présumé du groupe Khorassan, une branche syrienne d’Al-Qaïda opérant en sous-main en Syrie.

drone

Si l’information se confirme, c’est l’une des figures historiques d’Al-Qaïda qui disparaît. Le porte-parole du Pentagone, Jeff Davis, a affirmé que Mohsen Al-Fadhli était mort lors d’une frappe aérienne début juillet. Il ne précise pas si elle était le fait d’un drone ou d’un avion de chasse. Le chef du groupe Khorassan était soupçonné par les États-Unis de préparer des attentats sur le sol américain.

Âgé seulement de 34 ans, ce Koweïtien d’origine appartenait au canal historique d’Al-Qaïda. Il faisait partie des rares personnes proches de Ben Laden à être au courant de la préparation des attentats du 11 septembre. Il est également soupçonné d’être à l’origine des attentats de Faylaka Island contre les US Marines au Koweït, et contre le pétrolier français Limburg au large du Yémen en octobre 2002.

Mohsen-Al-FadhliMohsen Al Fadhli avait été envoyé sur le sol syrien pour recruter et former des terroristes dans le but exclusif de frapper l’Occident. Pour cela, il aurait fondé le groupe Khorassan, une organisation qui reste encore peu connue. Sa première apparition remonte au 13 septembre dernier, citée par l’Associated Press dans une dépêche, puis confirmée quelques jours plus tard par la Maison Blanche. Obama affirmait alors dans une interview que la nouvelle faction terroriste était « la menace la plus immédiate contre les États-Unis. » Plus menaçante encore semblerait-il que le groupe État Islamique ou le Front Al-Nosra, l’autre faction d’Al-Qaïda en Syrie, qui se concentrent davantage sur le combat contre Bachar el-Assad. Ce coup dur pour l’organisation terroriste en Syrie intervient alors que son état-major peine à s’organiser dans des zones tribales pakistanaises menacées par les frappes de drones.

Mohsen Al-Fadhli avait déjà échappé à une frappe américaine en septembre dernier. L’Administration Obama offrait 7 millions de dollars pour toute information pouvant aider à sa capture.

Antoine Rolland

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